Logo profession bien etre : magazine d'actualité économique de la beauté et du bien-être

Beauté

Bien-être

Business

Jean-Romain Juanico : « Une section de formation 100% masculine et barbiers serait top ! »

Les barbiers et la coiffure homme ont le vent en poupe ! Mais le métier se complexifie de plus en plus, en apportant davantage de services aux clients, estime le coiffeur-barbier Jean-Romain Juanico, ambassadeur pour la marque Wahl. Il plaide pour que la formation évolue.

Profession bien-être : La vogue des barbiers est-elle toujours d’actualité ?

Jean-Romain Juanico : Le moment le plus fort, c’était il y a sept ou dix ans. Aujourd’hui, je pense que le métier s’est très bien implanté dans celui de la coiffure. Il a fait émerger de nouveaux barbiers et de nouveaux coiffeurs. Des coiffeurs qui veulent vraiment exceller dans le côté masculin de la coiffure, parce que ça leur correspond plus.

Barbiers ou barbers : quel avenir ?

Le barber, c’est celui qui veut faire beaucoup de clients et qui travaillera surtout sur du dégradé. Le barbier, lui, est un coiffeur qui va vouloir aussi apporter du soin et des moments de détente à ses clients, tout en donnant un côté plus élaboré à son travail de coiffeur. Je pense que les deux ont de l’avenir, car une partie de la clientèle a vraiment envie de prendre plus soin d’elle.

Jusque-là, l’homme avait très peu de services pour lui et le barbier a pu apporter ce genre de services, avec du soin visage, de l’épilation, du service que certains hommes n’iraient pas chercher dans les instituts de beauté. Le barbier, en plus, se forme et se reforme pour essayer d’évoluer dans sa manière de travailler, alors que le barber, lui, reste exclusivement focalisé sur la coupe de cheveux.

Les hommes font-ils vraiment de plus en plus attention à leur apparence ?

Oui, on le voit bien. On est dans une époque où on est de plus en plus androgyne et où on a envie de prendre aussi soin de nous. On a malheureusement peu d’endroits qui correspondent à l’image du masculin. Quand on rentre chez une esthéticienne, c’est très rose, paillettes, strass, avec beaucoup de dames : un homme va peut être se sentir plus à l’aise dans un espace qui lui correspond, avec une déco plus masculine.

La coiffure homme a-t-elle encore de beaux jours devant elle ?

Je pense que oui. D’après ce que je peux voir, dans le monde, le métier de la coiffure homme vient de plus en plus à personnaliser le service de barbier. Il apporte plus de complexité au métier, mais, en même temps, plus de plaisir. Parce qu’évidemment, en faisant plus de services, on fait moins de clients… Mais il faut s’ouvrir aussi.

On est dans une génération où on a des outils pour être très curieux et voir ce qui se passe au-delà des frontières, de notre ville et de notre lieu d’implantation de notre magasin. Aujourd’hui, le barbier a trouvé son chemin. En tant que coiffeurs et barbiers confirmés, on essaye maintenant de donner envie aux jeunes de vouloir faire ce métier et de le pousser encore plus loin que nous.

Faut-il créer un diplôme spécifique pour ce métier ?

Je suis persuadé qu’il faut scinder les métiers. Je pense qu’un coiffeur homme qui veut ne faire que de la coiffure homme n’a pas envie qu’on le bassine avec de la coiffure mixte. Pour moi, le top dans l’avenir, serait qu’il y ait une section de formation 100% masculine et barbiers, pour qu’on puisse donner plus de clés aux coiffeurs, et en moins de temps.

Propos recueillis par Georges Margossian.

LIRE AUSSI : Alain Blackman : «  Non, les barbiers ne sont pas un effet de mode »

Facebook
LinkedIn
WhatsApp
Email
Dans la même catégorie

Nous utilisons des cookies

Welcome Back!

Login to your account below

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.