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Création d’un collectif pour redorer l’image de la coiffure en France

collectif coiffure 2024

L’Unec et le Cnec, associés au Syndicat français des fournisseurs pour coiffeurs (SFFC), ont annoncé le 12 octobre la création d'un collectif pour valoriser le métier et renforcer son attractivité. 

Rassembler toute la filière sous une seule et même bannière, c’est une première. Baptisé «Les professionnels de la coiffure», ce collectif vient tout juste de voir le jour. Il a été dévoilé samedi, lors d’un point presse organisé dans le cadre du salon MCB, qui s’est déroulé ce week-end à Paris. 

Sa feuille de route n’est pas encore finalisée, mais il peut déjà compter sur l’appui de quelques marques phares du secteur – Dessange, L’Oréal Professionnel, Schwarzkopf, Sublimo, Revlon et Wella Company. Une mobilisation à l’image du défi qui attend aujourd’hui la coiffure. 

«Partout dans les territoires, on accompagne les Français, on les rend plus beaux, on les accompagne dans les moments de la vie et, malgré tous ces atouts qui sont uniques, on souffre aujourd’hui d’un déficit d’image, d’attractivité du métier», déplore Caroline Gudin, directrice générale de Wella Company France et présidente du SFFC, cheville ouvrière du projet. 

C’est pour répondre à cette situation que le collectif a été créé, avec, pour ambition, de rassembler tous les acteurs de la filière autour de la valorisation du métier. Une signature unique en résume l’idée : «Vous révéler, c’est notre métier». Histoire de rappeler que le coiffeur ne se contente pas de soigner l’apparence : il révèle aussi la confiance en soi.

En ciblant particulièrement les 18-35 ans, ses organisateurs espèrent ainsi redonner à la profession une image moderne et attractive auprès des consommateurs. Sa première action concrète sera le lancement en 2025 d’une campagne nationale, qui devrait s’articuler autour d’une stratégie média numérique et de journées d’événements. 

« Plus on sera unis, plus on sera forts »

«On va mobiliser l’ensemble de la profession pour parler aux Français, pour faire en sorte qu’on aille chez le coiffeur et pour renouer avec le trafic», explique Caroline Gudin. En plus des actions digitales sur les réseaux sociaux, un dispositif publicitaire et des kits de communication devraient être mis à disposition des coiffeurs.

L’annonce de ce collectif intervient alors que le gouvernement promet un grand coup de frein sur les dépenses publiques, parmi lesquelles, sans doute, les aides à l’apprentissage. Faut-il y voir un moyen, pour la coiffure, de peser davantage sur les arbitrages budgétaires ? 

La Febea s’en défend. «Nous avons commencé à travailler sur ce projet avant la dissolution. La dimension politique n’est pas du tout à l’origine de la création de ce dispositif», assure Emmanuel Guichard, son délégué général, également présent à ce point presse. Une chose est sûre : pour Christophe Doré, cette initiative constitue une opportunité d’adresser un message fort à l’ensemble des acteurs de la filière. 

«Ce qui compte, c’est que l’ensemble de la profession est en train de se réunir. Plus on sera unis, plus on sera forts. On ne veut plus être divisés, même si on a chacun nos particularités», martèle le patron de l’Unec. Prochaine étape : le budget, qui devra être à la hauteur des objectifs ambitieux portés par ce collectif.

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