Ce concept audacieux, né aussi du désir de créer une ambiance afro pour capter une clientèle qui «galère pour se coiffer», promet de redéfinir l’expérience d’un salon de coiffure en donnant une nouvelle dimension à une ancienne boutique de tatouage et de piercing, the Work’ink Class.
«J’ai vu qu’il y avait ici une forte communauté africaine, notamment de Mahorais et de Congolais. Je ne cherche pas à m’implanter dans des métropoles, comme Rennes. Ce qui m’intéresse, ce sont les petites villes où la communauté galère pour se coiffer», explique Samuel Herady, l’un des deux associés, à Ouest-France.
Spécialiste des coupes afro, ce coiffeur reconnaît que sa compétence est aujourd’hui peu répandue. «C’est quelque chose que l’on n’apprend pas à faire à l’école. Cela résulte d’une longue pratique. Cela fait quinze ans que je coupe les cheveux et que je fais des tresses collées et des dreadlocks», poursuit-il, tout en ajoutant que son futur salon sera ouvert à tous.
Coiffure, tatouage et… mangas !
Son ami, Josue Virayie, originaire de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et installé dans la région de Pontivy (Morbihan) depuis trois ans, se définit, quant à lui, comme un «tatoueur ambulant». Avant de fonder Shadow Tattoo et de se former au tatouage il y a cinq ans, il a contribué à l’organisation du festival Street Session, un événement dédié aux cultures urbaines.
«Je vais aussi proposer des formations qui dureront, par exemple une semaine, pour que les gens apprennent les bases», prévoit le tatoueur. Passionné de bandes dessinées et de mangas, il imagine déjà la déco : «Il y a aura une console pour les jeunes. Deux murs seront aménagés dans le style manga.» Coiffure et tatouage ? Un concept encore inédit, mais dont l’originalité pourrait s’étendre dans les mois à venir.
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