Décidément, depuis la crise sanitaire, le secteur de la coiffure a du mal à retrouver ses marques. Les charges augmentent, mais les tarifs bougent peu. Les coiffeurs ont toujours la cote, mais les clients espacent leurs visites. Les créations de salons explosent, mais les bras se font rares…
Le modèle de croissance des salons a-t-il vécu ? Ce qui est sûr, souligne Stéphane Amaru, c’est que «les chefs d’entreprise doivent se former au business et au mentoring». Car si les coiffeurs manquent à l’appel pour faire tourner l’activité, il faut alors mettre le paquet sur le management, estime ce spécialiste de la formation professionnelle.
« Deux jours de location de fauteuil »
Son rêve ? Que les coiffeurs suivent davantage des cours de business. Les thématiques ne manquent pas : «comment «mentorer» les futurs salariés pour construire des plans de carrière (et les garder), comment les payer, avec des rémunérations modulables selon l’expérience, etc.», égrène le coiffeur.
«Demain, le salon du futur sera hybride, c’est-à-dire deux jours de salon, deux jours de formation et deux jours de location de fauteuil…», assure Stéphane Amaru. Bref, une transformation en profondeur de l’organisation, avec plus de flexibilité pour le chef d’entreprise, mais aussi plus de responsabilité, car le bien-être des salariés n’est désormais plus une option.
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