L’Union nationale des entreprises de coiffure (Unec) demande au gouvernement des mesures de soutien pour relancer des salons à l’arrêt depuis plusieurs semaines et dont le redémarrage se révèle très compliqué avec la mise en place des nouvelles conditions sanitaires.
Les coiffeurs n’ont jamais été autant loués dans la presse généraliste. Pourtant, même si les médias grand public évoquent un peu partout des clients «impatients» et des carnets de rendez-vous «pleins à craquer» à partir du 11 mai, les professionnels savent, quant à eux, que la pente sera très difficile à remonter.
«Nous savons d’ores et déjà que les conditions de reprise envisagées vont lourdement pénaliser la rentabilité de nos entreprises : achats de matériels de protection et de désinfection supplémentaires et en très grande quantité, densité de personnes diminuée fortement dans les salons de coiffure pour respecter autant que faire se peut la distanciation sociale, retour des charges (sociales, fiscales, loyers…) différées qui vont venir aggraver la situation déjà très dramatique des trésoreries, alors que la capacité à générer du chiffre d’affaires sera fortement amoindrie», anticipe l’Unec dans un communiqué.
Soutenir les entreprises après le 11 mai
Face aux inquiétudes des coiffeurs, l’organisation professionnelle estime que, si les mesures prises jusque-là pour «éviter les faillites et les licenciements secs» ont été «relativement efficaces», il est «urgent» de mettre en place un plan de relance pour «soutenir la pérennité des entreprises dans les semaines et les mois qui vont suivre la période de déconfinement». Pour accompagner cette reprise, l’Unec met en avant cinq revendications.
Il s’agit d’abord, pour le syndicat patronal, de défiscaliser les heures supplémentaires, pour permettre un allongement des amplitudes horaires, aider financièrement les salons à absorber le surcoût lié à l’achat d’équipements de protection, exonérer totalement les charges pendant trois mois, «quelque que soit la taille de l’entreprise», «activer un dispositif d’indemnisation de perte d’exploitation», en lien avec les compagnies d’assurance, et enfin maintenir les aides du fonds de solidarité pour les entreprises qui ne seront pas prêtes le 11 mai.



