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Cosmetic Victories 2026 : six innovations pour transformer la chaîne de valeur cosmétique

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Le pôle de compétitivité Cosmetic Valley a dévoilé les six finalistes de l’édition 2026 de son concours international «The Cosmetic Victories». Sélectionnés parmi 93 projets venus de 21 pays, ils seront départagés le 13 avril à Paris lors de la cérémonie de remise des prix.

Dans un laboratoire, une matière issue de la lignine devient un émulsifiant. Ailleurs, des micro-organismes sont mobilisés pour produire des biosurfactants. Plus loin, un film de cire végétale inspiré des feuilles de plantes est étudié pour protéger la peau des UV…

Derrière ces pistes d’innovation, un même fil conducteur : faire évoluer la cosmétique, de l’ingrédient jusqu’aux procédés, sous l’effet de la recherche. Plusieurs de ces projets figurent parmi les finalistes du concours international «The Cosmetic Victories». Le pôle de compétitivité Cosmetic Valley vient de dévoiler les six finalistes retenus pour sa 11e édition. 

Sélectionnés parmi 93 candidatures issues de 21 pays, ces projets illustrent des innovations susceptibles d’impacter l’ensemble de la chaîne de valeur de la filière cosmétique. Le 13 avril, chaque lauréat recevra un prix de 10 000 euros, lors d’une cérémonie officielle à Paris, et bénéficiera d’un accompagnement de Cosmetic Valley. 

Deux prix seront décernés

Créé en 2015 et porté par un fonds de dotation mis en place avec l’Essec, le concours a pour objectif de détecter les jeunes pousses innovantes, soutenir leurs projets et favoriser la recherche. Deux prix seront décernés : le Prix Recherche académique, destiné aux jeunes diplômés, doctorants, post-doctorants et chercheurs, et le Prix Innovation industrielle, ouvert aux industriels, start-up et PME innovantes.

Les projets pouvaient porter sur l’ensemble des domaines de la parfumerie-cosmétique, notamment les ingrédients, la formulation, les procédés, le packaging, la biotechnologie, le digital ou encore les nouveaux produits et services. Selon les organisateurs, cette édition mettra en avant des innovations capables «d’impacter durablement l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur».

Les candidats ont exploré de nombreux sujets liés à la transformation environnementale du secteur, parmi lesquels l’écoconception, l’analyse de cycle de vie, la traçabilité, la réduction et la réutilisation des ressources, l’économie d’eau, le recyclage ou encore l’optimisation énergétique.

Catégorie « Recherche académique »

cosmetic victories 2026Dans la catégorie Recherche Académique, trois projets ont été retenus. Le premier, porté par l’Institut Polytechnique de Bragance, au Portugal, propose EmuLig, un émulsifiant multifonctionnel issu de la lignine, un sous-produit renouvelable des industries de la pâte et de la bioraffinerie. Produit par un procédé vert, cet ingrédient offre des propriétés stabilisatrices, antioxydantes, épaississantes et stimulantes du SPF, tout en remplaçant des ingrédients fossiles et synthétiques.

Le deuxième projet, développé par le Laboratory of Advanced Cosmetic Science de l’Université d’Osaka au Japon, explore le rôle des cils primaires dans la mémoire immunitaire. Des actifs botaniques, la silymarine et la cucurbitacine IIA, ont été identifiés pour supprimer la ciliogenèse tout en renforçant la barrière cutanée. Cibler la mémoire immunitaire plutôt que les symptômes représenterait, selon les chercheurs, «un changement de paradigme dans les soins de la peau».

Le troisième projet est porté par le groupe de matériaux bioinspirés de l’IPREM (Université de Pau/CNRS). Les chercheurs développent une approche biomimétique visant à reproduire le mécanisme de photoprotection observé sur les feuilles de plantes. Le travail porte sur un film de cire végétale structuré capable de diffuser la lumière à la surface de la peau.

Catégorie « Innovation industrielle »

cosmetic victories 2026Trois projets ont également été sélectionnés dans cette catégorie. D’abord, la société française Lemna Labs, qui développe une gamme d’agents fonctionnels cosmétiques (émulsifiants, gélifiants et agents mousseux), à base de lentilles d’eau sourcées en France. Ces ingrédients biodégradables sont présentés comme une alternative durable aux dérivés du palmier et du soja.

La start-up portugaise Surfactinnov travaille, de son côté, sur des biosurfactants produits par des micro-organismes. Les biotensioactifs sont obtenus à partir de résidus agroindustriels utilisés comme substrats pour la croissance cellulaire, avec l’objectif de réduire la dépendance aux matériaux pétrochimiques.

Enfin, l’entreprise danoise Cellugy développe des exopolysaccharides microbiens biofabriqués, utilisés comme modificateurs rhéologiques (étude de l’écoulement des corps naturels) pour les formulations cosmétiques. Ces ingrédients biodégradables et sans origine fossile sont présentés comme une alternative aux additifs pétrochimiques, permettant de réduire les microplastiques et l’impact environnemental. 

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