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Les femmes, grandes gagnantes de la décennie entrepreneuriale

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La participation féminine progresse depuis 2018, tandis que l’intérêt pour l’entrepreneuriat continue de monter en France. En 2025, les femmes sont 30% à créer, diriger ou préparer une entreprise, contre 20% il y a sept ans, selon l’Ifop pour Bpifrance.

Il y a encore sept ans, elles n’étaient qu’une minorité à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. En 2025, les femmes n’ont pas seulement rattrapé une partie du retard, elles sont aussi devenues la composante la plus dynamique de la création d’entreprise, si l’on en juge les résultats de l’enquête Ifop menée pour Bpifrance Le Lab.

Leur part ne cesse d’augmenter, quand celle des hommes ne bouge presque plus. Depuis 2018, la participation masculine est restée «plutôt stable», autour de quatre sur dix, alors que celle des femmes est passée de deux à trois sur dix. Une forte progression qui intervient alors même que l’envie d’entreprendre continue de gagner les esprits, malgré une conjoncture qualifiée de «molle».

Pas moins du tiers des adultes (34%) résidant en France participent désormais à l’univers entrepreneurial (création, reprise, gestion ou projet en cours), soit près de 18 millions de personnes. Du jamais vu, selon l’Indice Entrepreneurial Français (IEF) 2025, qui enregistre une hausse de deux points en deux ans.

« Un changement de comportement »

«Tout se passe comme si, pour une grande part de la société française, l’entrepreneuriat était la nouvelle frontière de l’émancipation. Les Français veulent s’accomplir, ils veulent le faire à leur manière, être leur propre patron, réaliser leurs rêves», observe Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance. 

Un autre indicateur en témoigne : les «intentionnistes» sont désormais 5,6 millions. «Pour la première fois depuis 5 ans, les Français qui ont l’intention de créer ou de reprendre une entreprise sont plus présents dans la chaîne», relève Bpifrance. En 2025, trois Français sur dix voient désormais l’entrepreneuriat comme la carrière idéale, contre un sur quatre en 2023 et 2021. 

Mieux, parmi ceux qui n’ont jamais créé d’entreprise, un Français sur cinq juge aussi qu’un projet entrepreneurial serait le choix professionnel idéal, une proportion bien plus élevée qu’il y a deux ou trois ans, «signe d’un changement des comportements plutôt que d’une simple réaction à la conjoncture». 

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