Le 19 avril, une jeune femme a été interpellée à Nantes alors qu’elle exerçait dans un local loué pour la journée. Présentée comme praticienne itinérante, elle proposait via les réseaux sociaux «des injections de toxine botulique et d’acide hyaluronique», facturées environ 1 000 euros pour l’ensemble du visage, sans déclaration officielle, rapporte Le Figaro.
Les accusations retenues à son encontre portent sur l’exercice illégal de la médecine, l’usurpation de titre, de diplôme et de qualité, ainsi que sur des faits présumés de blanchiment. Selon une source policière, les actes étaient réalisés «à l’arrache, sans aucun questionnaire de santé».
« Pour une fois, on nous a suivis »
La suspecte, qui dispose d’un cabinet en Russie, ne possède pas de diplôme reconnu en France. Placée en garde à vue, elle a été remise en liberté à l’issue de l’interrogatoire. Lors de la perquisition, les enquêteurs ont saisi 5 000 euros en espèces et 92 seringues.
Cette affaire s’inscrit dans un phénomène plus large, dénoncé par le Syndicat national des médecins esthétiques (SNME). L’organisation professionnelle a déposé plainte après avoir identifié l’activité de la praticienne sur les réseaux sociaux. «Pour une fois, on nous a suivis», se réjouit le syndicat, qui déplore que «souvent, on fait des déclarations et signalements qui passent à la trappe».
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