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Un salon de coiffure endetté tente sa chance avec une cagnotte

Cagnotte

Menacés de fermeture en raison d’une dette de 20 000 euros, les propriétaires d'un salon de coiffure, à Saint-Amand-les-Eaux (Nord), s’efforcent de sauver leur entreprise en lançant une cagnotte en ligne.

La cagnotte de la dernière chance ? Le salon de coiffure Hair du Temps, situé à Saint-Amand-les-Eaux, est au bord de la fermeture en raison d’une dette de 20 000 euros réclamée par l’Urssaf. Face à cette situation désespérée, Rosemay Di Bella et son mari ont lancé une cagnotte en ligne, espérant ainsi sauver leur entreprise et éviter de licencier leurs quatre employés. Il ne leur reste que trois semaines pour trouver les fonds nécessaires.

Les difficultés ont commencé pendant la période du Covid, expliquent les propriétaires du salon à L’Observateur. «Après les différents confinements», raconte la gérante, «mon mari, qui s’occupe des comptes, m’avait conseillé d’augmenter mes tarifs pour suivre l’inflation». Elle ajoute avoir rencontré des différends avec certaines salariées qui ont obtenu des ruptures conventionnelles collectives avantageuses. 

« On a pourtant la clientèle »

«Nous aurions pu solliciter des aides pendant le Covid, mais elles n’auraient pas suffi. Le prêt garanti par l’État n’aurait pas non plus été une solution», assure la gérante. La concurrence déloyale est aussi pointée du doigt : «Nous proposons aussi des services esthétiques, mais de nombreuses personnes exercent au black. Cela nous prive de clients et crée une concurrence déloyale», déplore-t-elle. 

Pour soutenir ses employeurs, Christopher Billoire-Priez, coiffeur et salarié au salon Hair du Temps, a donc lancé une cagnotte Leetchi il y a une dizaine de jours. «On a pourtant la clientèle», souligne-t-il, visiblement affecté par la situation. Il précise que l’initiative de la cagnotte n’a pas laissé les gens indifférents. C’est pourquoi, en plus de cette cagnotte, une boîte à dons a été installée dans le salon. Les gérants ont jusqu’au 3 février pour réunir les 20 000 euros nécessaires, sous peine de liquidation.

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