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L’encadrement du périmètre du métier d’esthéticienne plus que jamais d’actualité

ESHTÉTICIENNES

Le 13 janvier, les adhérentes de la Cnaib 32 se sont réunies à Auch, dans le Gers, pour leur assemblée générale. Parmi les sujets discutés, l'absence de définition officielle des actes esthétiques, qui laisse place à des pratiques douteuses et à une concurrence déloyale.

Le cadre d’exercice doit évoluer, plaide depuis plusieurs mois la Confédération nationale artisanale des instituts de beauté. À travers un travail de terrain et de sensibilisation, ses représentantes s’efforcent d’expliquer aux esthéticiennes les enjeux liés à l’absence de définition claire de leur métier.

«Il faut encadrer le périmètre de ce métier. Les incidents esthétiques pratiqués dans des conditions douteuses se multiplient. On voit la prolifération d’une concurrence déloyale qui profite de ce vide juridique. Il faut une refonte globale qui intègre à la fois les technologies esthétiques et les prestations qui doivent rester dans le périmètre de la profession», a souligné la présidente de la Cnaib 32, Géraldine Aguilar, le 13 janvier, lors d’une assemblée générale, rapporte la presse locale. 

Nos confrères indiquent que la Cnaib a pris contact avec France Travail et des centres de formation pour dénoncer l’absence de vérification systématique des qualifications nécessaires à la pratique de certaines prestations, telles que les extensions de cils ou les massages. «Cela fait beaucoup de tort aux instituts, à cause de ce travail dissimulé», a regretté Géraldine Aguilar. 

Une « incertitude juridique »

La définition des actes esthétiques est devenue l’une des priorités de la Cnaib. Faute de cadre clair, la qualification d’une pratique de soins esthétiques dépend de l’interprétation de l’administration, dont les critères peuvent varier en fonction du contexte politique, s’inquiète la principale organisation des esthéticiennes. 

«Dans les cinq prochaines années, il y aura des choses qui n’existent pas aujourd’hui, mais il ne faut surtout pas retomber, à chaque nouveauté, dans une incertitude juridique. Ce qu’on veut, c’est que les esthéticiennes puissent travailler avec sérénité et qu’elles n’aient pas de problème avec la DGCCRF», déclarait à Profession bien-être Martine Berenguel, présidente de la Cnaib, en avril 2024. 

Depuis, la dissolution de l’Assemblée nationale et l’instabilité politique qui s’ensuivit n’ont pas facilité l’avancée des discussions, prolongeant encore l’incertitude et l’absence de mesures claires pour la profession.

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