Une pression artérielle qui chute, des tensions qui s’évanouissent… Et cerise sur le gâteau, une plus grande sensation de bien-être ! Qui aurait imaginé qu’un petit rituel quotidien puisse faire une telle différence ? C’est la science qui le dit : des résultats, publiés l’an dernier dans le Journal de cardiologie canadien, suggèrent que le yoga est plus efficace que des exercices d’étirement classiques, pour réduire la pression artérielle et le risque cardiovasculaire à long terme.
Pour réaliser cette étude, les chercheurs ont mobilisé 60 participants, âgés en moyenne de 55 ans, qu’ils ont divisés en deux groupes : l’un a pratiqué le yoga pendant 15 minutes, en complément de 30 minutes d’exercices aérobiques, cinq fois par semaine, tandis que l’autre n’a effectué que des étirements.
Après trois mois de pratique, les résultats ont montré des améliorations significatives dans les deux groupes, mais les effets étaient plus marqués pour le groupe yoga. En effet, la pression systolique a diminué de 10 mmHg dans le groupe yoga, contre 4 mmHg dans le groupe des étirements. De plus, le yoga a permis de réduire la fréquence cardiaque au repos et d’améliorer le risque cardiovasculaire à 10 ans, mesuré à l’aide du Reynolds Risk Score, qui a diminué de 13,2% dans le groupe yoga, contre seulement 9,3 % dans le groupe de contrôle.
Des effets différents selon les types de yoga
Les chercheurs ont conclu que les bénéfices observés en pratiquant le yoga ne pouvaient être attribués uniquement aux étirements. Ce type d’exercice, qui intègre des mouvements physiques et de relaxation, semble donc avoir des effets positifs supplémentaires sur le système cardiovasculaire, offrant une alternative intéressante aux médicaments. Avec, toutefois, quelques nuances.
«Bien qu’il existe des preuves que les interventions de yoga et l’exercice physique ont des résultats cardiovasculaires égaux et/ou supérieurs, il existe une variabilité considérable dans les types de yoga, les composants, la fréquence, la durée des séances, la durée et l’intensité», explique le Dr Paul Poirier, auteur principal de l’étude et chercheur à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, cité dans un communiqué.
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