Afin de mieux comprendre comment le sexe influence le risque de mélanome, en tenant compte de facteurs comme l’exposition au soleil et les différences biologiques, les chercheurs ont examiné plus de 40 ans de données provenant de trois régions du monde : l’Australie, les États-Unis et l’Écosse.
Résultats ? Les femmes sont plus souvent touchées par les mélanomes sur les membres inférieurs, en particulier avant l’âge de 45 ans. En revanche, chez les hommes, les mélanomes se développent principalement sur le tronc, la tête et le cou, avec un pic d’incidence après 65 ans.
«Les mélanomes apparaissent à des taux différents chez les hommes et les femmes, et cette différence est constante à travers les générations», souligne l’étude publiée dans le Journal of Investigative Dermatology. Ces écarts suggèrent des mécanismes distincts, probablement liés à des expositions solaires et des vulnérabilités biologiques spécifiques à chaque sexe.
Des comportements distincts face au soleil
En effet, les hommes et les femmes ont tendance à adopter des comportements distincts face au soleil. Les premiers sont plus exposés au niveau du tronc et du visage en raison de leurs activités extérieures, tandis que les secondes sont plus touchées sur les jambes.
D’autres facteurs comme la génétique pourraient aussi expliquer ces variations. Une étude récente a mis en évidence un lien potentiel entre un variant génétique et le développement des mélanomes chez les femmes. Ces découvertes montrent qu’il est nécessaire d’adopter des stratégies de prévention selon le sexe, en ciblant les zones du corps les plus à risque pour chacun.
«Nous devons adapter nos efforts de prévention différemment pour les hommes et les femmes si nous voulons contrôler efficacement cette forme de cancer», expliquent les chercheurs. Une telle approche pourrait permettre de mieux sensibiliser les populations et de prévenir l’apparition des mélanomes.
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