Les troubles mentaux connaissent une augmentation préoccupante à l’échelle mondiale, notamment parmi les jeunes. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une personne sur huit est aujourd’hui touchée par des problèmes de santé mentale, un chiffre qui ne cesse de croître.
Cette situation alarmante s’explique en grande partie par les modes de vie modernes, marqués par un stress omniprésent, une sédentarité croissante et une alimentation souvent déséquilibrée. En réponse à cette crise, le recours aux médicaments psychotropes s’est généralisé, mais cette approche, centrée sur la suppression des symptômes, montre ses limites.
La surmédicalisation, en se concentrant principalement sur les déséquilibres chimiques, néglige souvent des aspects essentiels tels que l’environnement de vie, les interactions sociales et le bien-être physique. Ce manque de vision globale contribue à l’aggravation de ces troubles, soulignant l’urgence de repenser la gestion de la santé mentale de manière plus holistique, conclut ainsi une étude publiée dans la très sérieuse revue médicale Plos Mental Health.
Santé mentale : « il faut changer de perspectives »
L’approche holistique en santé mentale consiste à considérer le patient dans sa globalité, en prenant en compte, non seulement son état psychologique, mais aussi son environnement, son mode de vie et ses interactions sociales. Contrairement à la médecine moderne, qui se concentre souvent sur des solutions pharmacologiques pour traiter les symptômes, elle s’intéresse à l’ensemble des facteurs qui influencent le bien-être mental.
Pour les chercheurs, elle présente de nombreux avantages. D’abord, elle encourage une amélioration des habitudes de vie, comme le sommeil, la nutrition et l’exercice physique, qui sont des piliers indispensables pour une bonne santé mentale. Ensuite, elle intègre la communauté et les relations sociales dans le processus de soin, favorisant ainsi un soutien social qui est souvent déterminant pour le rétablissement.
Selon les auteurs de cette étude, «il faut changer de perspective et passer de la ‘maladie’ à un ‘mode de vie sain’». «Dans une large mesure, plutôt que le déséquilibre chimique pris isolément, c’est le déséquilibre physiologique, hormonal et psychologique causé par un mauvais sommeil, une alimentation inadéquate et un manque d’exercice qui se transforme en une souffrance individuelle et sociale grave», ajoutent les chercheurs.
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