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Médecine esthétique : un diplôme inter-universitaire désormais obligatoire

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Un diplôme inter-universitaire, reconnu par le Conseil national de l'Ordre des médecins, ou une validation des acquis de l’expérience seront désormais obligatoires pour pratiquer la médecine esthétique.

En mai 2023, constatant l’essor des actes médicaux à visée esthétique, le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) avait décidé de se saisir du sujet. Il vient de rendre sa copie : une formation sera obligatoire pour pratiquer la médecine esthétique. Dans un entretien au site d’information médicale Egora, le Dr Jean-François Delahaye, chirurgien plasticien et conseiller national chargé de la médecine esthétique, vient de confirmer sa décision.

«Cette information est bien exacte. L’activité de médecine esthétique est pour l’instant non régulée et non encadrée avec un certain nombre de dérives. Tous les acteurs de santé en sont particulièrement conscients, dont l’Ordre, qui est garant de la qualité et de la sécurité des soins», souligne le médecin, qui estime entre 4 et 5 000 praticiens qui font de la médecine esthétique, dont une «grande majorité» de généralistes.

Seuls les titulaires de ce DIU – un diplôme qui se déroulera en deux ans – pourront en faire mention sur leur plaque. «Cela leur donnera le droit de se prétendre médecin esthétique», précise-t-il. Pour se former, trois facultés ont déjà répondu à l’appel : Bordeaux, Créteil et Marseille. Avec six enseignants coordonnateurs, professeurs de dermatologie ou de chirurgie plastique.

Les médecins non diplômés sanctionnés

Quel sera le statut des autres médecins, non détenteurs d’un DIU ? «Il est prévu pour eux une épreuve de vérification des compétences sous la forme d’une validation des acquis de l’expérience (VAE)», qui leur donnera le titre, poursuit le Dr Jean-François Delahaye.

Quant aux autres, ceux qui ne seront passés ni par le DIU, ni par la VAE, l’Ordre pourra leur dire d’arrêter leur activité. «Cela sera considéré comme un manquement à l’article 70 du code de déontologie, à savoir que le médecin ne peut exercer que dans le respect de sa compétence, sauf urgence», fait observer le chirurgien plasticien.

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