Contestée pour son élévation progressive de l’âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans, la réforme des retraites a aussi instauré des nouveaux droits pour certains travailleurs, en particulier pour ceux ayant entamé leur carrière tôt. Auparavant, commencer à travailler avant 20 ans ouvrait la possibilité d’un départ anticipé de deux ans, tandis qu’un début avant 16 ans offrait la possibilité de partir quatre ans avant l’âge légal.
Avec la réforme, le système dispose désormais de nouvelles bornes d’âge : un début entre 20 et 21 ans permet un départ à 63 ans ; avant 20 ans, un départ est possible à 62 ans ; avant 18 ans, à 60 ans ; et ceux ayant débuté avant 16 ans peuvent prendre leur retraite à 58 ans. De nouveaux critères qui permettent à ceux qui ont commencé à travailler jeune de tourner plus tôt la page de la vie active.
Environ 40% des Français concernés à l’avenir
Résultat : fin 2023, 30% des nouveaux retraités concernés par la réforme sont partis avant l’âge légal grâce à ce dispositif, contre 20% fin 2022, selon la Caisse nationale d’Assurance vieillesse, citée par Les Echos. Jusqu’ici, cette part avait atteint un maximum de 25% pour les assurés nés entre 1955 et 1957, a précisé la Cnav.
Cette part va «encore aller croissant», a assuré le directeur de la Cnav, Renaud Villard, toujours dans Les Echos. Selon lui, ces premières données «semblent confirmer» les prévisions du gouvernement, selon lesquelles 40% des Français sont susceptibles de partir avant l’âge légal, en incluant les personnes en invalidité ou déclarées inaptes.
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