Quasiment un Français sur deux (47%) n’aime pas son corps, un chiffre qui monte à 60% chez les femmes, contre 33% des hommes, selon cette étude de l’Ifop réalisée pour le site spécialisé voyageavecnous.fr. Pas étonnant que, dans ces conditions, le diktat du «summer body» soit perçue douloureusement par la majorité d’entre elles.
Car, malgré un discours de plus en plus «body positive», les Françaises semblent entretenir un rapport compliqué avec leur corps : si 46% n’aimaient pas leur corps il y a 10 ans, elles sont aujourd’hui 60%, soit 14 points de plus. Aujourd’hui, 67% des femmes ne se sentent pas à l’aise en maillot de bain, ce qui représente une augmentation de 6 points par rapport au début des années 2010, poursuit l’Ifop.
« Summer body » et pression médiatique
Pour autant, 86% des Français font des efforts pour préparer leur «summer body», notamment par l’épilation, le bronzage, le sport ou le régime. Sans surprise, les femmes sont sur-représentées parmi les plus assidus (82% des femmes, contre 64% des hommes).
L’obsession des poils n’a pas disparu, touchant 83% des femmes, contre 49% des hommes. Autre préoccupation croissante à l’approche des vacances : la préparation du bronzage, pour les femmes (47%, +4 points) comme pour les hommes (39%, +12 points).
Selon l’Ifop, les sources de complexe sont plus nombreuses et diffuses chez les femmes. Même si elles se comparent moins à leurs pairs (54% contre 76%) et sont moins motivées par le désir de séduire (49% contre 81%), elles sont beaucoup plus influencées par la pression médiatique pour se conformer à un idéal de minceur (46% contre 29% chez les hommes) et par les images de corps parfaits diffusées dans les médias et sur les réseaux sociaux (41% contre 33% chez les hommes).
Des stratégies d’évitement à la plage
Le maillot de bain ferait consensus : il est perçu comme une source de complexe par 56% des femmes et des hommes. Et pour échapper au regard des autres, 84% des femmes déclarent avoir recours à des vêtements de type paréo, contre seulement 48% des hommes. De plus, 62% d’entre elles déclarent rentrer le ventre quand elles se déplacent, contre seulement 36% des hommes.
En définitive, plus de huit femmes sur dix (81%) déclarent mettre en place ces stratégies d’évitement régulièrement, contre un peu plus de quatre hommes sur dix (43%). Une insatisfaction corporelle qui aurait aussi des conséquences sérieuses sur leur santé mentale, ajoute l’étude.
Car si, au total, près d’un Français sur deux (49%) disent ressentir des troubles mentaux (stress, nervosité, anxiété, troubles du sommeil, épisodes dépressifs) avant les vacances estivales, ce phénomène serait plus marqué chez les femmes : 57% d’entre elles rapportent ce type de troubles, contre 40% chez les hommes.
Étude réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 1er au 5 juin 2023 auprès d’un échantillon de 1 006 femmes, représentatif de la population féminine française âgée de 15 ans et plus.
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