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Bien-être : les Français se serrent davantage la ceinture

Alors que l’inflation grignote le pouvoir d’achat des ménages, le coiffeur et l’abonnement à une salle de sport font partie des dépenses sacrifiées pour de nombreux Français, selon un sondage Ifop.

Face à l’envolée des prix, les consommateurs sont contraints à des arbitrages de plus en plus douloureux. Une situation qui s’est aggravée depuis le début de l’année, note cette enquête réalisée par l’Ifop pour MonPetitForfait entre le 5 et 9 mai.

Plus d’un Français sur deux (56%) déclare rencontrer des difficultés à vivre avec les revenus de leur foyer, contre 49% en janvier dernier. Globalement, les personnes interrogées ressentent la hausse dans tous les principaux postes budgétaires depuis un an.

Ainsi, plus d’un sur deux (58%) a réduit ses dépenses alimentaires pour des motifs financiers ces douze derniers mois, «soit deux fois plus que ce que l’Ifop pouvait mesurer en 2007 (29%)», tandis qu’un tiers des sondés (34%) ont du mal à payer à l’heure les charges liées à leur logement, comme l’électricité, le gaz ou le loyer, détaille l’institut dans un communiqué,

Un budget plus restreint pour le bien-être

L’inflation pèse donc sur le quotidien des Français, les poussant à renoncer à des objets qu’ils considèrent comme moins vitaux, comme les téléphones ou les ordinateurs. Le sondage montre aussi que les dépenses relatives à leur bien-être et à leur apparence physique font aussi les frais des premiers arbitrages.

«Le type de contrat que les Français résilieraient en premier s’ils le pouvaient à partir du 1er juin serait leur abonnement à une salle de sport (40%)», souligne l’Ifop, qui relève aussi une «proportion croissante» de Français qui admettent qu’il leur arrive de renoncer à aller chez le coiffeur par manque d’argent – 69%, soit 3 points de plus qu’en juin 2022 -, voire certains soins médicaux (50%, + 6 points)

«Si l’inflation ne remet pas encore en cause l’accès à des  besoins vitaux, cette flambée des prix n’en prend donc pas moins une tournure anxiogène pour tous ceux qui refusent d’être condamnés à une vie dominée par la privation du droit au plaisir», observe François Kraus, de l’Ifop. 

Étude réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 5 au 9 mai 2023 auprès d’un échantillon de 1 525 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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