Un trigger point, également connu sous le nom de «point de déclenchement» ou «point gâchette», dans la langue de Molière, est un nodule ou une bande tendue dans un muscle qui peut causer de la douleur et de la tension. Son expression anglo-saxonne a été largement popularisée par les travaux des médecins Janet Travell et David Simons sur la douleur myofasciale.
Comment se manifeste un « point gâchette » ?
Quand on appuie sur ce point, la douleur peut rayonner vers une autre partie du corps. C’est ce qu’on appelle une douleur référée, c’est-à-dire ressentie à distance du foyer local de la lésion. Par exemple, un trigger point dans le muscle du cou peut causer une douleur dans la tête, simulant une céphalée de tension.
Les trigger points peuvent être causés par de nombreux facteurs, notamment une mauvaise posture, des mouvements répétitifs, un stress prolongé, un manque d’exercice ou un excès de poids. Les personnes dont les métiers les obligent à rester assises toute la journée, comme les employés de bureau ou les chauffeurs, sont particulièrement susceptibles de développer ces points de tension.
Comment identifier un trigger point ?

L’identification d’un trigger point dans un muscle repose sur plusieurs signes cliniques quand on exerce une pression : un retrait – ou «sursaut» – se produit lorsque le client réagit instinctivement, une reproduction de la douleur, quand une sensation de malaise habituellement ressentie apparaît, voire une secousse, déclenchée par une contraction spontanée du muscle.
Par conséquent, la connaissance et la manipulation des trigger points peuvent être très bénéfiques pour les clients souffrant de douleurs musculaires chroniques. D’autant que, sans soin adapté, un seul «point gâchette» peut entraîner la formation d’autres trigger points, soit à proximité, soit dans d’autres parties du corps, en raison de la nature référée de la douleur.
Comment masser un trigger point ?
Le massage des trigger points implique un travail manuel profond sur les tissus. Le processus commence par une phase de localisation pour les identifier, puis l’application d’une pression profonde pour relâcher la tension, en moyenne de 30 à 90 secondes, jusqu’à ce que le muscle commence à se détendre.
L’intensité de la pression doit être assez forte pour atteindre les trigger points profonds, mais toujours dans une zone tolérable pour le client. Au final, le massage offre une approche vraiment holistique, car elle englobe à la fois le soulagement de la douleur, l’amélioration de la mobilité et une meilleure qualité de vie en général.
Les bienfaits du massage des trigger points
À la fois thérapeutique et préventif, le massage des trigger points présente un attrait particulier pour ceux qui cherchent un soulagement des douleurs musculaires chroniques ou des troubles liés à la posture. L’un de ses principaux avantages, en effet, réside dans sa capacité à relâcher les tensions musculaires.
Il peut aider à détendre les muscles tendus, allégeant ainsi les douleurs associées. Cette détente musculaire ne se limite pas à la zone de massage, mais peut aussi avoir des effets positifs sur les muscles environnants, créant une sensation globale de bien-être et de relaxation.
Autre atout : en relâchant la tension musculaire, il devient possible d’améliorer la flexibilité et d’augmenter l’amplitude de mouvement, favorisant ainsi une meilleure mobilité et une plus grande aisance dans les mouvements quotidiens. Ce type de massage peut donc aider à rectifier les postures inadéquates et à prévenir les problèmes de santé associés à une mauvaise posture, comme les douleurs au dos ou au cou.
Enfin, il peut aussi réduire la fréquence des maux de tête et des migraines. En effet, les trigger points, en particulier ceux situés dans le cou et les épaules, peuvent être à l’origine de céphalées de tension.
Contre-indications au massage des trigger points
Comme pour tout type de thérapie manuelle, il existe certaines contre-indications pour le massage des trigger points. Il n’est pas recommandé pour les personnes ayant une plaie ouverte, une infection active, de la fièvre, une ostéoporose sévère ou ayant subi une intervention chirurgicale récente.
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