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L’apprentissage bat de nouveau des records en 2022

L"apprentissage a battu des records en 2022

L’an dernier, le nombre de contrats signés a progressé de près de 14%, pour atteindre 837 000, selon le bilan du ministère du Travail. Du jamais-vu.

Après des pics exceptionnels, l’apprentissage entre dans un phase de normalisation. Si la hausse est moins spectaculaire que ces deux dernières années (+46% en 2020 et +38% en 2021), elle reste en ligne avec l’objectif de l’exécutif d’atteindre un million de contrats signés par an d’ici à 2027.

Quelque 811 500 contrats d’apprentissage ont été signés dans le privé en 2022, soit une hausse de 14% par rapport à 2021, selon le bilan du ministère du Travail rendu public le 2 mars. Si l’on ajoute ceux du secteur public, on arrive à un total de 837 000 contrats signés.

Au total, le nombre de nouveaux contrats dans le secteur privé a été multiplié par 2,8 entre 2017 et 2022, c’est-à-dire depuis la réforme Pénicaud, qui a libéralisé le fonctionnement de l’apprentissage. Le cap des 10 000 apprentis en situation de handicap a également été dépassé en 2022, ajoute le ministère.

Comme les années précédentes, cette hausse est tirée par l’enseignement supérieur, qui représente 63% des contrats d’apprentissage, alors que les bac et CAP concernent près de 4 apprentis sur 10. Les services (avec 73% des contrats signés) se taillent la part du lion, devant l’industrie (14%) et la construction (11%).

Forts taux d’insertion dans la coiffure et l’esthétique

«Tous les secteurs économiques bénéficient de l’apprentissage», souligne le ministère. Dans les services, la coiffure et l’esthétique, qui figurent parmi les secteurs qui recrutent le plus, enregistrent 27 662 contrats d’apprentissage en 2022, avec des taux d’insertion qui ont gagné 3 points, à 61%. 

La hausse des contrats s’explique notamment par la réforme de 2018, qui a libéralisé l’apprentissage à la fois en termes de conditions d’entrée et d’offre de formation. La dynamique a aussi été artificiellement soutenue par les aides exceptionnelles décidées pendant la crise.

La prime à l’embauche – 5 000 euros pour un mineur, 8 000 pour un majeur jusqu’à fin 2022 – a été remplacée au 1er janvier par une aide unique de 6 000 euros versée à toutes les entreprises pour tous les contrats conclus avec un alternant, mineur comme majeur, pour la première année du contrat. Elle sera maintenue jusqu’à la fin du quinquennat.

LIRE AUSSI : Apprentissage : le dispositif d’aide à l’embauche prolongé jusqu’en 2027

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