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Apprentissage : toutes les primes vont être ramenées à 6 000 euros en 2023

TOUTES LES PRIMES D'APPRENTISSAGE RAMENÉES À 6000 EUROS PAR AN

Le gouvernement  a décidé d’élever le niveau de l’aide pour les alternants mineurs, qui passe de 5 000 euros à 6 000 euros. Les primes qui concernent les majeurs seront également alignées sur ce montant.

Actuellement, l’aide à l’embauche d’alternants – qui concerne aussi les jeunes en contrat de professionnalisation – est de 5 000 euros pour un mineur, 8 000 pour un majeur, ce qui rend le coût de la première année quasiment nul pour les moins de 21 ans et faible au-delà.

A partir du 1er janvier, la prime sera fixée à 6 000 euros en 2023 pour un mineur comme pour un majeur de moins de 30 ans, pour la première année d’exécution du contrat, a annoncé jeudi le ministère du Travail. Cette somme sera versée à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. L’ambition du gouvernement, avec cette nouvelle disposition, est de «renforcer l’accès à l’apprentissage des jeunes les moins qualifiés», fait valoir le ministère du Travail dans un communiqué.

En juin, un rapport de la Cour des comptes soulignait, en effet, que ces aides ont surtout concerné les formations post-bac, notamment les BTS, «destinées à des étudiants pourtant moins concernés par les difficultés d’insertion sur le marché du travail que les jeunes de niveau CAP ou baccalauréat».

L’U2P salue le maintien des aides

L’autre objectif, c’est d’alléger la facture pour les finances publiques. En 2021, les primes versées aux entreprises ont représenté 4,4 milliards d’euros sur les 12 milliards d’euros investis au total sur l’apprentissage, relève Le Figaro. L’aide unique de 6 000 euros devrait permettre de réaliser 1,5 milliard d’économies.

Pour l’Union des entreprises de proximité (U2P), qui emploient de nombreux apprentis, la décision du gouvernement «écarte le risque d’un arrêt brutal du développement de ces deux voies de formation» (contrats d’apprentissage et de professionnalisation).

«La bonne nouvelle avec cette aide unique applicable au 1er janvier 2023, c’est que l’État ne se désengage pas et qu’il soutient plus particulièrement les premiers niveaux de formation qui sont ceux qui en ont le plus besoin», déclare Dominique Métayer, son président, dans un communiqué.

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