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Marie Perez Siscar, réélue à la tête de France Thalasso pour la cinquième fois

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INTERVIEW. Le Dr Marie Perez Siscar, propriétaire du centre Côté Thalasso, à Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales), a été reconduite à la présidence du syndicat patronal de la thalassothérapie. C’est son cinquième mandat de 2 ans.

L’élection a eu lieu vendredi matin, lors de l’Assemble générale de France Thalasso. Outre Marie Perez Siscar, les membres du nouveau bureau sont : Fabienne Busson, directrice des opération Thalazur, Kelly Delage, VP Ancillary Services chez Accor Europe & North Africa, Julie Lemarie, directrice d’exploitation Alliance Pornic, Franck Marie, directeur général Le Royal Thalasso & Spa Barrière La Baule, Olivier Raulic, directeur général des Thermes Marins de Saint-Malo, Julie Salles,  présidente Thalasso & Spa La Grande Motte.

Profession bien-être : Les professionnels de la thalassothérapie vont ont renouvelé leur confiance pour la cinquième fois. À quoi attribuez-vous votre succès ?

Marie Perez Siscar : Je pense que c’est surtout pour une continuité. Une continuité du travail qui est fait avec les instances politiques. Et puis, aussi, parce que je mets en premier la promotion de la profession.

Quel bilan tirez-vous de votre dernier mandat ?

C’est un peu la continuité de toutes les actions qui ont été mises en oeuvre depuis plusieurs années, c’est-à-dire toujours plus de visibilité pour la thalassothérapie, en aidant, notamment, l’ensemble des adhérents à passer des caps économiques, comme celui de l’augmentation du prix de l’énergie.

Après le renchérissement du coût des matières premières en 2022, l’année 2023 a été assez compliquée avec l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat des ménages… Comment avez-vous fait face ?   

C’est toujours le cas, mais, économiquement, on s’adapte. Certaines thalassos ont augmenté un peu leur tarifs. Mais la profession est résiliente ! On compte sur l’innovation, notre professionnalisme, pour que les clients continuent à venir.

Le thermalisme a eu un redémarrage plutôt poussif après la crise sanitaire. Est-ce aussi le cas pour la thalassothérapie ?

La thalassothérapie a bien fonctionné en 2023, surtout sur certaines zones, un petit peu moins l’Atlantique l’an dernier, un petit peu plus au niveau des côtes normandes, la Bretagne et la Méditerranée, qui ont bien marché. Globalement, on n’est pas en négatif.

Quel est le profil de la clientèle depuis la sortie du Covid ?

Française, mais aussi francophone, suisse, belge et luxembourgeoise. Vous savez, la thalassothérapie, c’est un concept plutôt franco-français, même si ça se développe ailleurs.

Dès votre premier mandat, vous appeliez à un retour aux sources pour la thalassothérapie, alors que certains centres s’étaient peut être égarés, selon vous, vers le spa et le côté glamour du bien-être. C’est toujours le cas ?

Plus que jamais ! Je privilégie toujours un retour aux sources, c’est-à-dire l’utilisation de l’eau de mer et de ses dérivés, des algues, des boues, des éléments marins. Il faut aussi revenir à la main, à l’humain, et, finalement, à la prévention santé. Aujourd’hui, on est en plein dans cette tendance. Les gens a compris qu’ils pouvaient chercher le bien-être en thalasso. Le côté spa, le côté «week-end cool», si on continue à le faire, c’est en conservant l’aspect préventif de notre activité.

On voit, cette année, de plus en plus de programmes destinés à soulager les problèmes d’intestin, ainsi que des cures ménopauses, voire post-cancer : le côté santé semble toujours très présent dans la thalassothérapie…

Oui, bien sûr. Ces cures répondent à une demande du public. Peut être que ma patte de médecin y est aussi pour quelque chose…  En tout cas, ces thématiques fonctionnent.

Comment voyez-vous l’année 2024 ?

Je pense qu’on est sur une bonne évolution. Les gens ont envie de s’occuper d’eux sainement, de manger correctement, d’être pris en charge, de se détendre… Dans cette perspective, forcément, la thalassothérapie y a toute sa place.

Vous ne craignez pas que les centres de thalassothérapie soient tentés par des services et une clientèle de plus en plus haut de gamme ?

Non, je ne suis pas certaine que cela soit la direction prise aujourd’hui. Au contraire, la thalassothérapie s’adresse à tout le monde. Les clients se sont rendus compte que ce qui coûtait, dans une cure, c’était surtout le prix de l’hébergement, qu’ils cherchent désormais à modérer. Les logements peuvent être réservés à l’extérieur des hôtels proposés par les centres de thalasso. Pour suivre une cure, de plus en plus de gens louent des studios en B&B ou vont dans des campings. 

Propos recueillis par Georges Margossian.

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