Beauté

Bien-être

Business

Les mythiques thermes hongrois démunis face à l’envolée de leur facture énergétique

Les bains de budapest souffrent de l'inflation

En Hongrie, les établissements thermaux, très énergivores, devraient voir leurs factures énergétiques grimper de 170% cette année. Les prix des tickets d’entrée ont d’ores et déjà été relevés.

La Hongrie est, après l’Islande, la nation qui compte le plus de sources. Celtes, Romains, Ottomans et Autrichiens s’y sont succédés, apportant dans leurs bagages leur propre culture du bain. Aujourd’hui, comme hier, les baigneurs hongrois, qui adorent jouer aux échecs, de préférence dans les eaux chaudes du Szechenyi, sont très attachés à leurs traditions, désormais célèbres dans le monde entier,

Mais leurs établissements sont aussi très gourmands en énergie, ce qui, compte tenu du contexte actuel, n’est pas sans poser de problèmes. Faire tourner ces établissements«devrait coûter 170% de plus en 2023 par rapport à l’année dernière», indique Edit Reffy, porte-parole de Budapest Spas, société qui gère les thermes de la capitale, à l’Agence France-Presse.

Les thermes de province souffrent davantage

Pour y faire face, plusieurs mesures d’économies ont été mises en place (service réduit, piscines extérieures recouvertes…) et les prix des tickets d’entrée ont été relevés de plus de 30%. Malgré cette hausse des tarifs, la fréquentation a quasiment retrouvé ses niveaux pré-pandémie (42 millions de visiteurs en 2019), selon les professionnels du secteur, interrogés par l’AFP. 

En revanche, les thermes de province ont été plus touchés par la crise. Certains ont été obligés de fermer leurs portes, tandis qu’un quart d’entre eux ont réduit leurs horaires, a récemment averti Zoltan Kantas, responsable de l’Association des bains hongrois.

Facebook
LinkedIn
WhatsApp
Email
Dans la même catégorie

Nous utilisons des cookies