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Scandale autour d’un centre de bien-être : des patients manipulés et des traitements dangereux

Un centre holistique visé par une vingtaine de plaintes

Un «centre de santé holistique» situé à Pélissanne, près d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), employant des naturopathes et des diététiciens, est visé par une vingtaine de plaintes pour escroquerie et pratique illégale de la médecine.

L’établissement s’appelle «Complexus Care» et se positionne comme un centre holistique, «avec la promesse de prendre en charge les patients de manière globale», rapporte le journal 20 Minutes, quelques jours après les révélations de La Provence, dont l’enquête dévoile les «dérives inquiétantes» de cette curieuse entreprise.

Celle-ci est visée par une vingtaine de plaintes pour escroquerie et exercice illégal de la médecine, après avoir pris en charge 6 000 «patients» depuis sa création, il y a deux ans, pour des problèmes de santé : troubles de la thyroïde, problèmes de fertilité, Covid longs, rémissions de cancer, sclérose en plaques…

Aujourd’hui, des anciens clients et des membres du personnel témoignent. «Ce qui ressort de ces témoignages, c’est le sentiment d’avoir été manipulé avec un véritable impact sur leur santé. On constate une aggravation des pathologies, de nouvelles pathologies qui apparaissent, mais aussi des conséquences financières et psychologiques», indique une source, citée par 20 Minutes.

Un « influenceur » de bien-être très suivi

L’initiateur de cette très rentable entreprise, Hocine Sekkiou, est une figure connue des réseaux sociaux, avec plus de 100 000 followeurs sur Instagram. Il n’est pas médecin, mais, affirme-t-il, titulaire d’un BTS de diététique et d’un master de biochimie. Son centre emploie une vingtaine de personnes, «notamment des naturopathes et des diététiciens débutants».

Le modèle économique semblait bien rôdé, explique 20 Minutes. Les diététiciens, suivant les instructions de leur direction, réalisaient des consultations en visio entre 8h30 et 13h30. La première consultation, d’une durée de 30 minutes à une heure, coûtait 150 euros. Ensuite, les clients étaient encouragés à commander un kit de prélèvement auprès du laboratoire belge Limms pour des analyses de sang et d’urine, coûtant au moins 241 euros.

Une nouvelle consultation en visio à 150 euros était ensuite programmée pour que le diététicien interprète les résultats, même si cela dépassait ses compétences. Les clients devaient encore payer entre 50 et 60 euros pour une ordonnance délivrée par un médecin belge qu’ils ne rencontraient pas. Cette ordonnance comprenait des compléments alimentaires, des hormones et des corticoïdes, avec des effets secondaires importants.

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