Le Wegovy affiche des résultats encourageants dans la lutte contre l’obésité, avec une perte de poids moyenne estimée à 17% selon la Haute autorité de santé (HAS). Mais cette efficacité s’accompagne de certains effets secondaires, tels que des nausées, des diarrhées et des vomissements, qui peuvent apparaître chez les patients.
En France, l’utilisation des aGLP-1, dont fait partie le Wegovy, est encadrée par des règles strictes fixées par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Seuls des spécialistes en endocrinologie, diabétologie et nutrition peuvent initier la prescription de ces médicaments. Une fois le traitement lancé, les médecins généralistes peuvent assurer les renouvellements.
Les analogues du GLP-1, ou aGLP-1, sont des médicaments qui imitent l’action d’une hormone intestinale, le glucagon-like peptide-1 (GLP-1). Cette hormone intervient dans la régulation de l’insuline, qui contrôle le taux de sucre dans le sang. Ainsi, quand les aGLP-1 sont administrés, ils stimulent la production d’insuline et ralentissent la vidange de l’estomac, provoquant une sensation de satiété plus rapide.
D’abord utilisés pour la gestion du diabète de type 2, ces médicaments ont rapidement montré leur efficacité dans le traitement de l’obésité. En plus de réguler le taux de sucre dans le sang, les aGLP-1 agissent directement sur le cerveau pour diminuer les sensations de faim. Concrètement, pour les patients, cela signifie qu’ils se sentent rassasiés plus rapidement et mangent moins, favorisant une réduction durable de leur poids.
Des risques de mésusage à des fins esthétiques
Ces médicaments sont toutefois réservés à des patients bien spécifiques. L’ANSM précise que les aGLP-1 ne peuvent être prescrits qu’aux personnes ayant un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 35 kg/m2 et âgées de moins de 65 ans, après l’échec d’une prise en charge nutritionnelle et en association à un régime hypocalorique et à une activité physique.
Selon la HAS, ces restrictions visent à sécuriser l’usage de ces traitements, en particulier face à des risques de mésusage, notamment à des fins esthétiques chez des personnes ne souffrant pas de problèmes de santé liés à l’obésité. En outre, le Wegovy n’est pas remboursé par l’assurance maladie. Son prix est librement fixé.
Le coût quotidien du traitement se situe entre 9 et 12 euros, ce qui représente une charge financière non négligeable pour les patients. Toutefois, ce traitement sera réévalué par la HAS d’ici à la fin de l’année 2024, en tenant compte des résultats prometteurs de l’étude «Select», qui a montré une réduction du risque d’événements cardiovasculaires majeurs chez les patients traités.
Avec l’AFP.
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