Depuis la crise sanitaire, les Français semblent avoir de plus en plus de difficultés pour bien dormir et ils le ressentent dans leur travail, affirme une étude réalisée par la plateforme de recrutement en intérim Qapa.
En 2018, 55% des Français avouaient avoir des problèmes de sommeil : ils seraient désormais plus de 72% à en souffrir, selon cette enquête effectuée en ligne à partir d’un panel de répondants. La crise sanitaire serait passée par là : en 2020, ils étaient déjà 61% à en ressentir les effets sur la qualité de leur sommeil.
Première conséquence : la durée passée au lit recule chaque année. En 2022, 61% des personnes interrogées déclaraient ne pas arriver jusqu’aux 7 heures de sommeil recommandées, alors qu’ils n’étaient que 47% dans ce cas en 2018 et 58% en 2020. Les réveils deviennent ainsi plus difficiles pour nombre d’entre eux : 77% estiment qu’ils ne se sentent pas prêts à entamer chaque matin une nouvelle journée de travail, contre 74%, en 2020, et 65%, en 2018.
Les siestes au travail plébiscités
Dans la journée, plus de six personnes interrogées sur dix déclarent se sentir souvent fatiguées et avoir envie de dormir, «soit 3 points de plus qu’il y a deux ans et 8 points de plus qu’en 2018», poursuit l’étude. Une fatigue permanente qui altère leur travail pour 68% d’entre elles, d’où ce nouveau phénomène qui semble apparaître au bureau : le besoin de faire une sieste.
Plus de la moitié des Français (58%) étaient déjà d’accord pour faire une sieste durant la journée en 2018, puis 63% en 2020 et ils sont maintenant plus de 72%, observe cette enquête. Pour autant, ce temps de repos ne doit pas retarder leur départ du travail, car, aujourd’hui, plus de 83% des sondés ne sont pas prêts à finir un peu plus tard leur journée de travail pour bénéficier d’une sieste.



