Dans un nouveau rapport, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’inquiète d’une «épidémie» de surpoids et d’obésité sur tout le continent européen.
La progression semble ne plus pouvoir être stoppée en Europe : «les taux de surcharge pondérale et d’obésité ont atteint des proportions épidémiques dans toute la région», déplore dans un communiqué la branche européenne de l’OMS. En Europe, près d’un quart des adultes sont désormais obèses, rendant la prévalence de l’obésité plus élevée que dans toute autre région, à l’exception des Amériques, selon l’organisation internationale.
«L’augmentation de l’indice de masse corporelle est un facteur de risque majeur de maladies non transmissibles, notamment les cancers et les maladies cardiovasculaires», met en garde le directeur de l’OMS Europe, Hans Kluge, cité dans le rapport. Le surpoids et l’obésité seraient ainsi à l’origine de plus de 1,2 million de décès par an, représentant plus de 13% des morts dans la région, d’après l’étude.
La progression devrait se poursuivre
L’obésité serait la cause d’au moins treize types de cancer différents et susceptible d’être directement responsable d’au moins 200 000 nouveaux cas de cancer par an, estime l’OMS. «Ce chiffre devrait encore augmenter dans les années à venir», prévient-elle. Et la crise sanitaire n’y est pas étrangère.
Selon l’organisation, «la pandémie est à l’origine de changements néfastes dans les habitudes alimentaires et sportives dont les effets, durables, doivent être inversés», les restrictions (fermeture des écoles, confinement) ayant entraîné une augmentation de l’exposition à certains facteurs de risque.
Avec l’AFP.



