Récompensée par l’«Applied Research Award» lors du 35e Congrès de l’IFSCC (15-18 septembre) à Cannes, une étude conjointe de CeraVe et du groupe L’Oréal met en lumière le rôle du déficit en céramides, de la barrière du cuir chevelu et des déséquilibres microbiens dans l’apparition des pellicules.
«Cette recherche révolutionnaire dépasse la vision traditionnelle des pellicules en mettant en lumière le rôle du déficit en céramides, de la dysfonction de la barrière du cuir chevelu, de la composante bactérienne critique et de l’impact de l’ethnicité», s’est félicité Gene Colón, vice-président senior mondial de CeraVe, cité dans un communiqué.
Les chercheurs ont comparé des cuirs chevelus atteints de pellicules et des cuirs chevelus sains, en évaluant symptômes cliniques, profils de céramides, composition du microbiome et marqueurs inflammatoires. Plus de 200 participants issus de profils ethniques divers ont été examinés, afin d’obtenir un tableau plus complet de la pathophysiologie des pellicules.
Des découvertes clés sur le microbiome
Les analyses ont mis en évidence de nouveaux «drivers» bactériens. En effet, staphylococcus aureus et staphylococcus capitis se révèlent plus abondants sur les cuirs chevelus atteints de pellicules, toutes origines confondues. Une corrélation forte a été établie entre la présence des premiers et la sévérité des symptômes.
Cette recherche est la première à caractériser le fonctionnement du microbiome du cuir chevelu selon les ethnies, souligne le communiqué. Ainsi, des niveaux plus élevés de gènes associés à des facteurs de virulence ont également été observés, en particulier chez les participants latino/hispaniques et asiatiques-américains.
Au-delà du microbiome, l’étude suggère que le déficit en céramides et la dysfonction de la barrière du cuir chevelu sont des éléments importants dans l’apparition des pellicules. Une approche qui élargit une vision longtemps focalisée sur le seul champignon Malassezia et qui ouvre la voie à de nouvelles stratégies de soins ciblés et personnalisés.
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