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On peut aussi devenir dépendant à l’exercice physique !

ON PEUT DEVENIR ADDICT À L'EXERCICE PHYSIQUE

La pratique sportive, louée désormais pour ses bienfaits sur la santé physique et mentale, peut aussi virer à l’addiction quand elle devientobsessionnelle, rappellent les psychiatres.

«La pratique du sport a viré vers des comportements addictifs», observe le Dr Julie Farbos, psychiatre au service Sport santé prévention du CHU de Bordeaux, interrogée par Le Figaro, qui consacre un article sur le sujet. Voilà qui écorne un peu l’image que l’on pourrait se faire du sport, dont les vertus sur la santé font désormais l’unanimité.

A condition, toutefois, qu’il soit pratiqué raisonnablement. Car l’exercice à haute dose, à l’extérieur ou dans un club, peut aussi devenir pathologique, pour peu que le pratiquant soit «fragilisé par une rupture sentimentale, une difficulté professionnelle, un mal-être profond», soulignent nos confrères. Cela porte un nom : la bigorexie.

Une véritable addiction à l’effort physique

Peu à peu, plus rien ne freine le désir du sportif d’augmenter le temps consacré à son activité favorite, au point, parfois, de délaisser sa vie personnelle et professionnelle. Et puis un jour, c’est l’accident : une blessure le contraint à l’immobilité. Et tout s’effondre. Avec des signes de sevrage, qui sont les mêmes que ceux du tabac ou de la drogue.

Crises d’angoisse, troubles du sommeil, irritabilité… «Les signes cliniques des personnes dépendantes sont toujours les mêmes. Elles ont besoin de toujours plus pour atteindre le bien-être recherché. Elles montrent des symptômes de sevrage lorsqu’elles arrêtent. Elles perçoivent les effets négatifs de leur addiction mais elles continuent : elles perdent le contrôle», relève Matthieu Charle, psychiatre et addictologue à Toulouse, également cité par Le Figaro. Du bien-être au mal être, la frontière est parfois ténue.

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