La réforme des retraites a ravivé le débat sur la qualité de vie des plus âgés. Un indicateur mis en avant par le ministère du Travail montre que l’espérance de vie sans incapacité continue de s’allonger.
Concrètement, à 65 ans, un homme peut espérer vivre encore 11,3 ans sans être limité dans les activités de la vie quotidienne, et une femme, 12,6 ans. «L’indicateur de l’espérance de vie sans incapacité à 65 ans a progressé depuis 2008 : + 2 ans et 7 mois pour les femmes et + 2 ans et 8 mois pour les hommes», indique la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), qui dépend du ministère de la Santé.
En résumé, l’«espérance de vie sans incapacité» à 65 ans a crû plus vite que l’espérance de vie à partir du même âge durant cette même période, ce qui place la France au-dessus de la moyenne européenne, tant pour les femmes que pour les hommes, même si la pandémie causée par le Covid-19 a ralenti l’évolution en 2020.
Au-dessus de la moyenne européenne
Ainsi, la France se situait au dixième rang des pays de l’Union européenne à 27 membres, avec un niveau au-dessus de la moyenne européenne (+ 8 mois). Pour les femmes, elle se place au cinquième rang, également au-dessus de la moyenne européenne (+1 an et 8 mois).
L’espérance de vie à la naissance s’allonge régulièrement dans l’Hexagone, mais ces années supplémentaires de vie ne sont cependant pas toutes nécessairement vécues «en bonne sant», rappelle la Drees, d’où la publication, depuis 2018, de ce nouvel indicateur, l’espérance de vie sans incapacité, qui correspond «au nombre d’années qu’une personne peut espérer vivre sans être limitée dans les activités de la vie quotidienne».
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