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Les édulcorants liés à un risque accru de maladies cardiovasculaires

Les édulcorants augmenteraient les risques cardio vasculaires

C’est une nouvelle alerte sur les risques potentiels des édulcorants artificiels sur la santé : la consommation d’aspartame et d’acésulfame-K pourrait être associée à des risques accrus de maladies cardiovasculaires, selon une étude.

Ces faux sucres, dépourvus de calories et utilisés dans de nombreux aliments, étaient déjà suspectés d’augmenter le risque de cancer, comme le concluaient des travaux dont les résultats ont été publiée en mars dans la revue Plos Médicine. Des risques plus élevés avaient été observés pour le cancer du sein et ceux liés à l’obésité.

Cette fois, une équipe de chercheurs de l’Inserm, de l’Inrae, du Cnam et de l’université Sorbonne-Paris-Nord, au sein de l’Équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Eren), s’est intéressée aux conséquences de la consommation d’édulcorants sur les maladies cardiovasculaires. Leur étude vient de paraître dans le British Medical Journal.

«Alors que l’augmentation du risque de maladies cardiovasculaires associée à la consommation de boissons édulcorées a été suggérée par plusieurs études épidémiologiques, aucune ne s’était, jusqu’à présent, intéressée à l’exposition aux édulcorants artificiels dans leur ensemble, et pas seulement aux boissons qui les contiennent. Or, les édulcorants sont par exemple présents dans certains produits laitiers, et une multitude d’aliments allégés», expliquent les auteurs de l’étude dans un communiqué.

Des alternatives peu fiables au sucre

Leur travail s’appuie l’analyse des données de santé de 103 388 adultes participants à l’étude de cohorte NutriNet-Santé. Au cours de la période de suivi (2009-2021), 1 502 événements cardiovasculaires sont survenus (crises cardiaques, angines de poitrine, angioplasties, accidents vasculaires cérébraux…), relève l’étude. Plus précisément, «l’aspartame était plus étroitement associé au risque de maladies cérébrovasculaires et l’acésulfame-K et le sucralose au risque de maladies coronariennes».

«Ces résultats, en accord avec le dernier rapport de l’OMS publié cette année, ne soutiennent pas l’utilisation d’édulcorants en tant qu’alternatives sûres au sucre», conclut le Dr Mathilde Touvier, directrice de recherche à l’Inserm et coordinatrice de l’étude. Celle-ci comporte cependant des limites. D’autres recherches seront nécessaires pour reproduire et éventuellement confirmer ces résultats.

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