Entre Jacques Tricatel et la gastronomie traditionnelle de qualité, le bras de fer continue… Plus de quatre jeunes sur dix (44%) consomment des plats transformés plusieurs fois par semaine, contre 23% dans l’ensemble de la population, relève une enquête sur les modes de consommation et des perceptions de l’alimentation.
Les résultats de cette étude, réalisée en ligne par Harris Interactive les 20 et 21 février auprès d’un échantillon de 1 058 personnes représentatives de la population française, montrent que les 15-24 ans sont 59% à manger au moins une fois par mois dans un établissement de restauration rapide, contre 37% pour l’ensemble de la population, et 45% dans un restaurant à thème (pizzeria, crêperie, japonais, etc.), contre 31%…
Et si 81% des Français consomment plusieurs fois par semaine des fruits et des légumes frais, les 15-24 ans ne sont que 66% dans le cas des fruits frais et 72% pour les légumes frais. Enfin, la moitié des sondés invoque le prix comme élément justifiant la consommation de plats préparés, pourtant souvent plus onéreux que le fait de cuisiner soi-même.
« Un enjeu de santé public majeur »
Haute gastronomie, produits d’exception, cuisines régionales ?… Du passé faisons table rase! La France a sauté à pieds joints dans la modernité alimentaire : un jeune sur cinq ne reconnaît pas une courgette en photo, pensant y voir un concombre, ou, dans de très rare cas une aubergine, contre une personne sur dix dans l’ensemble de la population.
À l’occasion de la publication de ce sondage, le gouvernement a manifesté son intention de renforcer l’éducation alimentaire des Français, notamment celle des enfants, pour les encourager une alimentation plus saine et à base de produits frais. «Un enjeu d’égalité des chances», «un enjeu de santé public majeur» et «un enjeu de pouvoir d’achat», a annoncé mardi Olivia Grégoire, la ministre déléguée en charge des Entreprises, du Tourisme et de la Consommation.
Pour autant, ce vœu du gouvernement n’est pour le moment accompagné d’aucune mesure concrète. Dans un premier temps, l’exécutif va s’atteler à «amplifier et conforter l’action de ceux qui s’engagent pour l’éducation alimentaire à l’école», sujet qui dépend souvent de la bonne volonté des élus et acteurs locaux, selon la ministre.
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