Quatre ans après un premier rapport, la situation n’a pas évolué, selon une étude. La mauvaise qualité de l’air est responsable de la mort prématurée de 9 millions de personnes.
Environ une mort prématurée sur six dans le monde est liée à la pollution, selon une étude de la commission sur la pollution et la santé de la revue The Lancet. Et quatre ans après un premier rapport, la situation n’a pas évolué, soulignent les scientifiques. En cause : la mauvaise qualité de l’air et les polluants chimiques, notamment le plomb.
La pollution et les déchets créés par les humains rejetés dans l’air, l’eau et le sol sont à l’origine de graves maladies du cœur, de cancers, de problèmes respiratoires ou de diarrhées aiguës. D’après l’étude, l’effet de la pollution sur la santé reste bien plus important que celui de la guerre, du terrorisme, de la malaria, du VIH, de la tuberculose, des drogues et de l’alcool, et le nombre de morts causées par la pollution rivalise avec celles causées par le tabac.
En 2019, 6,7 millions des morts prématurées étaient attribuables à la pollution de l’air, 1,4 million à la pollution de l’eau, 900 000 au saturnisme. Depuis vingt ans, particules fines et ozone dans l’air, exposition au plomb, à des carcinogènes dans le cadre de son travail, pollutions chimiques dans l’environnement, gagnent du terrain, surtout en Asie.
Avec l’AFP.



