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Huile de chanvre : les produits naturels ne sont pas inoffensifs

LES DANGERS DE L'HUILE DE CHANVRE

La surconsommation d’huile de chanvre peut avoir des effets graves sur le rythme cardiaque, comme le montre une récente étude de cas publiée dans la revue médicale HeartRythm.

L’automédication naturelle n’a pas que des effets positifs. Une femme de 56 ans en a fait récemment les frais. Arrivée en urgence dans un hôpital, après avoir ressenti de violents vertiges, elle finit par tomber en syncope. Son électrocardiogramme révèle alors des battements cardiaques déréglés et rapides, ainsi qu’un allongement de l’intervalle QT (temps nécessaire pour la dépolarisation et la repolarisation des ventricules), détaille la revue HeartRythm dans sa dernière livraison.

L’origine de ce dysfonctionnement électrique, potentiellement mortel, n’est pas la résultante d’une longue maladie, mais les effets de l’absorption à fortes doses d’huile de chanvre contenant du CBD (cannabidiol) et du CBG (cannabigerol, cannabinoïde non psychotrope issu de la plante de cannabis), plus de six fois la dose recommandée, que la patiente a associées à 250 mg de berbérine pendant six semaines…

Un impact sur les systèmes nerveux et cardiaque

L’objectif, selon elle, était de l’aider à gérer un horaire de travail stressant. Ces deux compléments alimentaires offraient aussi l’avantage d’être disponibles sans prescription. L’huile de chanvre, riche en acides gras essentiels, est censée avoir un effet préventif sur les maladies cardiovasculaires et le stress, tandis que la berbérine, tirée de certaines plantes médicinales, aurait également un impact sur les systèmes nerveux et cardiaque, voire le diabète ou le cholestérol.

«Bien que disponibles sans ordonnance, ces préparations contiennent des mélanges de substances pouvant avoir des effets physiologiques importants. Les effets secondaires négatifs potentiels sont souvent imprévisibles, car la composition exacte de la préparation peut fortement varier d’un distributeur à l’autre, et parce que les propriétés pharmacodynamiques et pharmacocinétiques de ces molécules ne sont pas bien connues», souligne la revue HeartRythm. Bonne nouvelle : depuis l’arrêt de ses supplémentations, la patiente n’a plus remis les pieds à l’hôpital.

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