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« La santé de la femme est un nouveau marché pour les kinésithérapeutes »

Les masseurs-kinésithérapeutes s’adaptent, aux aussi, aux évolutions de la société. Certains s’intéressent aux soins de bien-être, quand d’autres explorent de nouveaux domaines, comme la santé de la femme. C’est le cas de Julie Cantouret, installée à Massy (Essonne), qui s’est confiée à Profession bien-être. 

SANTÉ DE LA FEMMEProfession bien-être : Pourquoi vous êtes vous lancée dans la santé de la femme, un domaine peu exploré par les kinés ?   

Julie Cantouret : Dans ma décision, il y a eu un rapport évident avec ma propre histoire. J’ai connu une première grossesse difficile et un accouchement traumatisant. Le corps médical tend souvent vers une violence institutionnelle, qui vient d’un manque de moyens et de reconnaissance.

Et je me suis trouvée ensuite dans une carence thérapeutique. Je n’ai trouvé personne pour m’aider à effectuer ma rééducation. J’ai à ce moment découvert un monde incroyable, de nombreuses femmes en souffrance comme moi, qui ne trouvaient pas de solution.

J’ai été alors obligée de chercher des réponses ailleurs, jusqu’au Canada, beaucoup plus en avance que nous sur ce sujet. Je me suis soignée et, de retour en France, j’ai créé un cabinet dédié uniquement à la santé de la femme. Malgré les doutes de mes confrères, j’ai réussi ! Nous sommes aujourd’hui quatre kinésithérapeutes au cabinet et nos carnets de rendez-vous sont pleins.

Que traitez-vous précisément ?

De nombreuses pathologies : tout d’abord, toute la période post-natale, avec rééducation du plancher pelvien, ensuite les différents effets de la ménopause et d’autres affections comme l’endométriose, dont une femme sur cinq serait atteinte en France.

La presse a beaucoup parlé de l’endométriose récemment…

Oui, il y a un effet de mode bienvenu, alors que l’endométriose existe depuis la nuit des temps! Mais il faut reconnaitre que l’époque actuelle aggrave les choses, entre perturbateurs endocriniens, emprise de la pilule, qui est en soi un perturbateur endocrinien à part entière. Et l’endométriose est une pathologie hormono-dépendante. Là-dessus, le microbiote intestinal fait également des siennes…

C’est donc un nouveau marché à prendre pour les kinésithérapeutes ?

Absolument. D’autant qu’il n’y a pas, à l’heure actuelle, de remède à l’endométriose. Tout ce que nous pouvons faire, c’est soulager les symptômes, à savoir la douleur. Certaines patientes souffrent de façon intolérable, elles sont très demandeuses de soins pouvant les soulager. 

La ménopause est un autre marché potentiel ?

Il est même encore plus important : il y a autant de femmes ménopausées que de jeunes femmes. Et le monde a changé. Aujourd’hui, les femmes ont le droit de s’exprimer, de ne plus être d’accord pour être mises au rebut après 50 ans, et elles s’expriment sur les réseaux sociaux.

J’ai 50% de femmes ménopausées dans ma patientèle. Et elles ne sont pas toutes prises en charge ! Pour les soins conventionnés, il y a six mois d’attente, alors qu’en deux ou trois semaines, elles ont un rendez-vous en libéral.

Vous êtes très ouverte à la technologie ?

Oui, c’est une aide. Il y a un an j’ai choisi un appareil de pulsothérapie, dont je suis très satisfaite. Il me sert en préparation, pour détendre les patients, mais aussi pour traiter certains effets de la ménopause, comme les jambes lourdes ou les congestions pelviennes, et soutenir les soins post-partum. C’est aussi un outil supplémentaire qui me permet de proposer une carte de soins supplémentaire, en particulier pour les femmes de cinquante ans qui veulent améliorer leur forme, faire du sport et… se remettre sur le marché.

Propos recueillis par Siska von Saxenburg.

LIRE AUSSI : La santé de la femme, le nouveau credo des thalassos et des thermes

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