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Fitness : « La première difficulté, quand on se lance, c’est le choix de l’emplacement »

Pour aider les porteurs de projet à dénicher une bonne implantation, négocier les loyers et s’installer rapidement, L’Orange Bleue propose une offre «clé en main». Les explications de Clément Collet, responsable du développement de l’enseigne.

CLÉMENT COLLETProfession bien-être : Quels sont les problèmes que rencontrent les porteurs de projet quand ils souhaitent ouvrir un club de fitness ?

Clément Collet : La première difficulté, quand on se lance dans la création d’une salle de remise en forme, c’est d’abord la recherche d’emplacement, puis la négociation avec les bailleurs, qui ont des réticences à louer à des porteurs de projet qui ne seraient pas affilier à une enseigne.

Comment intervenez-vous auprès des porteurs de projet ?

Notre travail débute très en amont. On commence par évaluer le potentiel sur des zones de chalandise spécifiques, notamment celles où il y a un vrai sous-équipement d’infrastructure. On identifie alors des locaux qui nous semblent pertinents, par rapport au cahier des charges et à notre modèle économique. On arrive ainsi à négocier des choses qui sont très intéressantes, avant de les soumettre à d’éventuels candidats.

Votre offre va-t-elle plus loin que la recherche d’emplacement ?

Oui, car l’idée d’un «clé en main», c’est, non seulement de pouvoir anticiper toute la phase de recherche de l’emplacement, mais aussi la négociation du bail commercial et le chiffrage des travaux, pour le proposer ensuite à un porteur de projet.

Comment s’organise cet accompagnement ?

On a une personne qui s’occupe de toutes les validations des emplacements en France et la négociation de tous les baux commerciaux, qui seront relus par nos services juridiques. On a également un responsable des travaux, affilié à l’enseigne, qui va venir chiffrer leur coût auprès des prestataires, en fonction du cahier des charges et de la grille tarifaire fixés par L’Orange Bleue.   

Vous faites gagner combien de temps à un porteur de projet ?

En prenant en charge la phase de recherche et de négociation pour le chiffrage, cette offre peut lui faire gagner jusqu’à huit mois. Après, il y a des temps qui sont incompressibles dans la création d’une salle de fitness : la durée des travaux et la recherche de financements, ce qui représente, au total, environ quatre mois.

Vous intervenez auprès des banques ?

Oui. Notre atout est d’avoir un référentiel à présenter à un banquier, c’est-à-dire un business model qui est déjà éprouvé, puisqu’on a 400 centres en France. On a aussi un accord-cadre avec six banques au niveau national, ainsi qu’avec la Bpifrance, qui va cautionner tous nos porteurs de projet à hauteur de 70% sur leur emprunt bancaire. 

Quelle marge de manœuvre laissez-vous à vos franchisés ?

Quand vous intégrez un réseau, il y a un cahier des charges à respecter, une charte graphique, un concept, une grille tarifaire et des cours collectifs qu’on dispense à l’intérieur du club sous notre marque Yako. Le reste de l’opérationnel, c’est à l’initiative du gérant, c’est-à-dire la gestion, la communication, le management, la relation-client, etc.

Quel chiffre d’affaires peut espérer réaliser un franchisé ?

La moyenne tourne autour de 300 000 euros de chiffre d’affaires, selon le lieu et la taille de la salle, et c’est atteignable au bout de 2 ans. J’ajoute que, dans des zones de chalandise un peu moins denses que d’autres, il n’est pas impossible de réaliser des chiffre d’affaires supérieurs à 300 000 euros… Ce sont les compétences du gérant qui feront la différence.

Quel investissement faut-il prévoir au départ ?

On est sur des apports personnels d’environ 70 000 euros, soit 20% du total. Le projet va être de l’ordre de 350 000 euros.

Est-ce le bon moment pour investir dans un club de fitness ?

Oui, car les gens reviennent dans les salles de sport. On a enregistré une hausse de 20% des abonnements sur la rentrée de septembre 2022, par rapport à 2019, qui est l’année de référence. Cela nous rend optimistes, parce que c’est le plus gros mois d’activité dans notre métier.

Propos recueillis par Georges Margossian.

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