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La longévité, nouvelle frontière du bien-être premium

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Promesses de rajeunissement, diagnostics poussés et séjours à plusieurs milliers d’euros… La longévité devient un nouveau segment du bien-être haut de gamme, où la performance du corps remplace les codes de la cure traditionnelle. 

On quitte les effluves de camphre et les baignoires hydromassantes des thalassos «à la française»… La nouvelle scène du bien-être parle désormais de longévité, de programmes qui promettent, non seulement de ralentir le vieillissement, mais parfois même de rajeunir, nous fait découvrir une enquête des Echos. 

Et cette nouvelle tendance avance vite ! «Les solutions qui promettent de ne plus vieillir, voire de rajeunir, se développent à toute vitesse, portées par l’engouement pour le bien-être», assure notre confrère. Car ce marché n’a plus rien d’un simple supplément de spa. Ses prix, eux, donnent le ton : de 3 000 à 30 000 euros pour un séjour ou une prise en charge complète. 

Examens poussés et protocoles sur-mesure

La scène pourrait s’ouvrir au cinéma : un hôtel de luxe, perché sur les hauteurs de l’est de la Crète. À l’accueil, un cocktail d’hibiscus, sans alcool. Un silence feutré, une piscine au design épuré, aucune présence d’enfants. Ici, les vacances «saines» ont un tout autre sens. Certains clients ne viennent pas pour se reposer, mais pour entamer un programme de longévité d’une journée à deux semaines.

La première étape n’est pas une mise en bouche relaxante. Le parcours commence par une série d’examens qui n’ont rien d’une formalité… Scan corporel pour analyser la masse grasse, test d’effort sur vélo pour définir le métabolisme, exercices de force et d’équilibre… Avec, en bonus, un test ADN, dont les résultats arriveront après le séjour, comme un épilogue scientifique.

Le programme quotidien déroule ensuite son arsenal : renforcement musculaire, cryothérapie, lumière rouge, méditation, massages toniques, électrostimulation… Deux à trois heures par jour d’un protocole holistique, entre high touch et high tech, entre performance physique et optimisation organique.

Le séjour s’achève par un bilan personnalisé autour de quatre axes, les piliers de la longévité : «nutrition, sommeil, mouvement et stress». Autrement dit, «l’art de vivre plus longtemps en bonne santé». Ce n’est plus une cure, souligne notre confrère. C’est un soin global, mêlant diagnostic, coaching et technologies. Une montée en gamme qui transforme le bien-être en une expérience physiologique complète.

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En Europe, la Clinique de La Prairie conserve son rôle de pionnier de la longévité. 

Du haut de gamme aux offres « accessibles »

Une exception ? Pas vraiment. Les centres et cliniques de longévité essaiment désormais de New York à Dubaï. Aux États-Unis, certains acteurs proposent des abonnements annuels entre 10 000 et 30 000 dollars, mêlant bilans médicaux, tests ADN et IRM. Une clientèle fortunée, majoritairement citadine, y trouve un nouveau rituel.

Ailleurs, la géographie du marché s’élargit. Des expériences à 3 000 euros apparaissent au Mexique, en Roumanie ou en Turquie. Et il n’y a pas que l’international : la France voit émerger ses propres acteurs, comme Zoī (abonnement à 3 600 euros) ou La Maison Epigenetic, qui fonctionne à la carte. Certaines entreprises offrent désormais ces programmes à leurs cadres, signe que la longévité devient aussi un instrument RH.

Dans ce nouvel environnement, une destination s’impose comme vitrine mondiale du «ne pas vieillir». «Les cliniques de longévité poussent à Dubaï comme des coffee-shops», observe Arnaud Auger, coresponsable de C.Lab chez Cathay Innovation, cité par Les Echos. Dans l’émirat, les bilans ultra-techniques deviennent presque banals. L’offre couvre tous les coins de rue… 

 

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A Dubaï, l’Atlantis Le Royal abrite The Aeon Clinic et marie ultra luxe et médecine régénératrice.

Synchroniser toutes les données du corps

Selon le journal économique, le rapport 2025 du groupe suisse de gestion de fortunes Julius Baer confirme l’ampleur du mouvement : un «intérêt quasi universel pour la longévité», avec 87% à 100% des personnes interrogées affirmant prendre «activement des mesures pour augmenter leur longévité». 

À New York, des clubs comme Othership ou Bathhouse mêlent spa, bains glacés et récupération. Life Time et Equinox suivent, tandis qu’en France les bains froids installés par Masada au Klay sont devenus «quasi systématiques» après le sport. «Le concept de cure est très vieillot, il faut le réinventer», affirme son PDG, Rudy Achache. 

La longévité passe aussi par le connecté : bague Oura, bandeaux cérébraux, boucles d’oreilles Incora, bracelet Whoop, désormais élargi aux analyses sanguines. «Ce n’est que le début…», anticipe l’investisseur Paolo Pio. Prochaine étape : tout relier. «On peut diagnostiquer une dépression en enregistrant votre voix», souligne Alex Morgan, associé de Khosla Ventures en charge des investissements en santé et biotechnologie. Le bien-être entre dans une nouvelle dimension.

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