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Thermalisme : un surcoût sanitaire évalué « entre 70 000 et 80 000 euros »

Astreints à des mesures de sécurité sanitaires, les établissements thermaux, à l’arrêt depuis le 30 octobre, ont dû supporter en 2020, pendant les rares semaines d’ouverture, des coûts supplémentaires importants liés à l’achat de matériel de protection.  

«Des moyens ont été mobilisés, avec des frais de personnel supplémentaires, des investissements…» pour répondre à un protocole «de 93 mesures sur 28 pages», explique à La Montagne Éric Brut, directeur de Thermauvergne, une association chargée de la promotion des onze stations de la région. Selon lui, le surcoût est estimé entre 70 000 et 80 000 euros par établissement, «afin de faire respecter les gestes barrières, mettre en place des sens de circulation, installer des Plexiglas, permettre la fluidité des soins».

Ces coûts supplémentaires viennent s’ajouter à une baisse drastique des revenus, le nombre de curistes ayant chuté de 67% l’an dernier. «Avec deux à trois fois moins de clients, une augmentation des charges et une baisse des recettes, comment on tient ? On va perdre la moitié des exploitants s’il ne se passe rien», s’inquiète Éric Brut.

Du côté de l’État, les aides mises en place (prêts garantis par l’État, activité partielle, exonération ou reports de charges…) ne suffisent pas, selon l’ex-maire de La Bourboule, car «la plupart ont bouffé leur trésorerie sur l’exercice 2020». «Nous sommes économiquement en grande difficulté», insiste-t-il, alors que les stations thermales ont toutes reporté leur remise en route au mois d’avril, «sans aucune certitude quant à une date de réouverture».

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