À l’arrêt total lors du confinement, les thalassos craignaient une reprise poussive. Heureuse surprise : leur bilan estival s’avère bien meilleur que prévu, rapporte Le Parisien, qui a interrogé plusieurs professionnels du secteur, dont Jean-Luc Pleuvry, du syndicat France Thalasso.
Depuis la mi-août, les signaux positifs se multipliaient. Restaurants, hôtels et centres de soins affichaient «quasiment complets», indiquait le groupe Raulic aux Echos. «S’il nous est impossible de rattraper cette période, depuis notre réouverture, nous fonctionnons avec un taux d’occupation de près de 90%», assurait alors Olivier Raulic, son directeur général.
Les clients étaient aussi au rendez-vous pour les établissements bretons du pays d’Auray, le Sofitel Quiberon et le Thalazur Carnac, annonçait Le Télégramme, qui soulignait que la présence des clients français avait sauvé la saison, comme à Alliance Pornic, qui a enregistré un taux d’occupation de 95% en août grâce à la clientèle de proximité.
Le Parisien, dans article publié lundi, confirme ces bonnes nouvelles. Selon lui, la trentaine de centres répartis sur les côtes de l’Hexagone «ne désemplissent pas depuis plusieurs semaines». «C’est une très belle surprise car, même si nous nous attendions à retrouver de l’activité après la période de confinement, son ampleur va au-delà de nos espérances», assure même Jean-Luc Pleuvry, membre du bureau du syndicat professionnel France Thalasso, cité par le quotidien.
Des couples jeunes qui découvrent la thalasso
Même constat du côté du centre de Roscoff, dans le Finistère : «la fréquentation est supérieure à celle de l’an dernier à la même période, avec en moyenne 130 clients par jour en septembre, contre 100 en septembre 2019», détaille Marianne Bar, responsable qualité et formation de la chaîne Valdys. Un été «exceptionnel», donc, pour le groupe, qui a dû refuser à Roscoff près de 200 réservations de dernière minute le 15 août, «parce que le centre était complet !».
Selon Jean-Luc Pleuvry, les centres ont vu arriver, cet été, des couples jeunes, «souvent de catégorie sociale supérieure, qui travaillent beaucoup et qui partaient souvent à l’étranger pour se changer les idées». «Avec la crise du Covid et la fermeture des frontières, ils ont découvert la thalasso d’abord pour les soins de bien-être qu’ils prennent à la carte pour des séjours courts de deux ou trois jours», explique le directeur des opérations du groupe Thalazur. Reste, maintenant, à les fidéliser pour qu’ils reviennent plus souvent !



