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Sylvain Sérafini: «La crise a été un accélérateur pour nos projets»

SYLVAIN SERAFINI

Depuis sa création en 2009, l’opérateur France Thermes a su dépoussiérer l’univers thermal en lui donnant une autre dimension. Son fondateur, Sylvain Sérafini, a confié à Profession bien-être ses futurs projets.

Profession bien-être : Vous avez acquis Salies de Béarn en septembre 2021, vous allez finaliser en février l’opération de Néris-les-Bains… La crise ne semble pas avoir stoppé votre expansion ?

Sylvain Serafini : Nous sommes toujours là, c’est bon signe, non ? Nous avions une structure saine et solide, nous avons donc survécu à la crise, même si nous avons souffert des fermetures comme tout le monde.

On peut même dire que la crise a été un accélérateur pour nos projets. Dans toute crise, il y a toujours des opportunités. Et c’est culturel dans le groupe : nous saisissons les opportunités lorsqu’elles se présentent.

Les opportunités sont les acquisitions de thermes ?

Pas seulement. La grande opportunité de cette crise, c’est qu’elle a mis un coup de projecteur sur le domaine de la santé. Et qu’elle a remis en question beaucoup de choses. Aujourd’hui, le public veut vivre une vie plus saine et développer son immunité. Et la réponse ne se trouve pas forcément du côté de la médecine allopathique. Du coup, la médecine thermale retrouve de l’attrait. C’est justement à ces nouveaux besoins que nous tentons de répondre avec la refonte des sites que nous exploitons.

C’est pourquoi vous les rebaptisez lorsque vous les reprenez ?

Oui. C’est un message. Sans effacer le passé qui en fait toute la valeur, nous faisons entrer ces établissements dans une ère nouvelle. Nous croyons à fond dans le tourisme de santé. Nous gardons la valeur de l’eau thermale de chaque site et centre de médecine thermale. Mais nous y ajoutons des centres de prévention qui permettent de se reprendre en main de façon ludique et complète, que ce soit au niveau soins, nutrition ou exercice physique. Chaque site est aussi étroitement lié à une destination.

Vous remarquerez que nous ne communiquons jamais sur notre groupe en tant que marque générique. Chaque site possède sa marque ses spécificités et son attractivité. La notion de resort est très importante. Bagnoles-de-l’Orne est ainsi devenu Bo’Resort, Châtel Guyon Aïga Resort Thermal, La compagnie de Vichy et Salies de Béarn vont bientôt recevoir une nouvelle appellation.

Si vous communiquez séparément sur chaque site, quel pourrait être le lien entre les différents établissements ?

Le lien, c’est le tourisme de santé.  Notre recette de base, c’est un resort touristique, un centre thermal et une option très prévention. Tout dépend de l’ampleur du projet. Pour un chantier comme la Compagnie de Vichy, nous faisons partie du plan Renaissance du Parc thermal initié par la ville. Nous allons financer à hauteur de 50 millions d’euros à la fois un pôle de médecine thermal, un centre de prévention santé – avec une partie thermoludique -, rattaché à l’hôtel Mercure, qui sera également rénové, et un troisième pôle de médecine de luxe, avec une prise en charge ultra-personnalisée.

Quel est votre resort le plus rentable ?

En fait, ils le sont tous. Mais c’est certainement notre site historique, Bo’Resort qui est le plus abouti, puisqu’il arrive en phase de maturité. Outre Vichy, qui sera pleinement opérationnel en 2024, nous fondons aussi de gros espoirs sur Salies-de-Béarn : nous entamons d’ailleurs une grosse tranche de travaux et espérons faire une ouverture partielle en avril 2023.

Propos recueillis par Siska von Saxenburg.

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