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Michel Baqué (Arenadour) : « Le thermalisme, c’est une activité qui se fait dans la durée »

ARENADOUR

Entretien avec Michel Baqué, que Profession bien-être a interviewé juste avant qu’il ne quitte ses fonctions de président d’Arenadour, le 30 octobre, passant le flambeau à Maxime Vilgrain, jusqu’alors directeur administratif et financier du groupe thermal.

Michel baque Alors que le secteur espère pouvoir revenir vers son niveau de 2019 dès l’an prochain, le groupe Arenadour, qui gère aujourd’hui neuf établissements, se prépare à changer de dimension en se développant, pour la première fois, en dehors de la Nouvelle Aquitaine.

Après une première incursion dans le thermoludisme, avec l’acquisition de Sourcéo, dans les années 1990, ses dirigeants ont tenu le même cap : «travailler sur du thermalisme médical de qualité», fait valoir Michel Baqué, président du premier opérateur thermal landais entre 2015 et 2022.

Vingt ans après son entrée dans le bien-être, l’entreprise a franchi un nouveau pas en s’aventurant en dehors de son pré carré landais. Elle reprend l’exploitation des thermes des Fumades (Gard) en 2019, puis, coup de théâtre, elle décide de mettre la main, un an plus tard, sur le pôle thermal d’Amnéville (Moselle), qui comprend le centre Saint-Eloy, Thermapolis et la Villa Pompéi.

A partir du 1er janvier, le groupe thermal sera aussi présent dans la plus grande station des Pyrénées, après avoir obtenu la concession du complexe thermal de Luchon. Un projet ambitieux, pour Arenadour, qui reprend l’exploitation en délégation de service public. Des travaux de réhabilitation et de restructuration du centre thermal, avec la création d’un spa au sein du centre thermoludique Aquensis, sont également prévus.

Profession bien-être : Votre champ d’activité, c’est désormais la France entière, et plus seulement les Landes. Pourquoi avoir pris ce nouveau cap stratégique ?

Michel Baqué : Notre priorité, pour nous, reste toujours de travailler sur du thermalisme médical de qualité. Nous avons d’abord veillé à constituer un pôle solide avec Dax et Saint-Paul, en obtenant la certification Aquacert et en adhérant à la norme ISO 9001. A partir de ces deux piliers, nous avons par ailleurs développé des activités connexes qui sont tout à fait complémentaires, des activités d’hébergement intégré et des activités de bien-être, dont Sourcéo, qui était, à l’origine, le premier établissement Calicéo. Et depuis 2019, nous avons saisi plusieurs opportunités, tout en travaillant en symbiose avec les collectivités, comme nous l’avons toujours fait.

Qu’est-ce qui vous a intéressé en reprenant Les Fumades ?

D’abord, cela nous permettait de sortir de notre territoire, puis de compléter notre offre thérapeutique en termes d’orientation, puisque, sur Dax et Saint-Paul, nous sommes orientés principalement sur la rhumatologie et la phlébologie. Dans la station des Fumades, il y a quatre orientations thérapeutiques : rhumatologie, voies respiratoires, dermatologie et affections des muqueuses et de la bouche. Nous avons aussi vu la possibilité de travailler sur un concept plus large que celui d’un  établissement thermal.

Et le pôle thermal d’Amnéville ?

Comme nous avons constaté qu’on était capables de réaliser ce genre d’opérations, nous avons saisi une nouvelle opportunité en reprenant l’exploitation de l’activité thermale d’Amnéville. C’est une station qui accueillait en 2019 plus de 16 000 curistes et qui possède deux centres thermoludiques, Thermoludis et Villa Pompéi, totalisant, à eux deux, 600 000 entrées.

Avec Bagnères-de-Luchon, c’est la première fois que vous mettez un pied dans une station de montagne ?

Oui, nous étions très landais et nous sommes devenus, en quelques années, Occitan, en allant jusqu’à Alès, puis, de la plaine à la montagne, en obtenant la concession de Luchon, et, avec Amnéville, nous sommes devenus un groupe multisites.

Comment passe-t-on d’une structure régionale à un groupe de dimension nationale ?

Nous avons choisi de partir loin de nos bases mais avec une entité qui permet, en termes de structure, de pouvoir fonctionner. Notre objectif n’est pas de faire du chiffre d’affaires, mais de poursuivre une croissance à notre rythme et être capable de réaliser un développement harmonieux. Le thermalisme, c’est une activité qui se fait dans la durée. Il est peut être un peu plus «diesel», mais c’est quelque chose de solide.

L’environnement est toutefois de plus en plus incertain… Comment voyez-vous les prochains mois ?

Au début de la saison, on était un peu dans l’incertitude. Les curistes étaient hésitants, parce qu’on était à la fin du Covid, avec pas mal d’incertitudes. Ils sont revenus sur la deuxième partie de saison. On n’a pas retrouvé les standards qu’on a connus en 2019, mais on est maintenant sur une tendance plutôt positive. Cette année, on pense qu’on sera autour de 20% de moins qu’en 2019.

Quant à l’impact du coût de l’énergie, c’est très variable selon les stations, selon qu’elles utilisent de l’eau froide ou chaude. Certains établissements bénéficient aussi d’un système de récupération de calories. Tout cela est en train d’être évalué par la profession. On a dû aussi faire face à des coûts plus élevés de matières premières, comme le plastique, qu’on utilise pour nos draps de soins, ou les produits de désinfection. Mais il faut savoir que les stations thermales sont fermées grosso modo de mi-décembre à fin février. Or, c’est la période où il y a le plus de consommation d’énergie.

Propos recueillis par Georges Margossian.

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