Le juge des référés du tribunal administratif de Rennes a mis un coup de frein au projet de centre de thalassothérapie de Larmor-Plage (Morbihan), en suspendant le permis de construire délivré il y a un an par la station balnéaire.
Ce permis de construire avait été accordé par Patrice Valton, le maire de Larmor-Plage, le 19 janvier 2021, au projet porté par le groupe Relais Thalasso, via sa société Actifkerguelen. Il devait être réalisé sur un terrain de 4 hectares, propriété de Lorient Agglomération, rue de Kergalant, au nord du centre nautique à Kerguelen.
Il comporte un centre de thalassothérapie de 3 500 m2, un hôtel 4 étoiles de 130 chambres, trois piscines d’eau de mer, deux restaurants et des espaces de réception, pour un investissement total de 30 millions d’euros. «L’idéal serait un démarrage des travaux en février-mars 2022, pour une ouverture en mars 2024», avait annoncé Jean-Pascal Phélippeau, président du groupe familial Relais Thalasso, lors de la délivrance du permis.
Contraire à la loi Littoral
Mais fin mai, quatre associations – Tarz Héol, Les Amis des chemins de ronde du Morbihan (ACR 56), Bretagne Vivante – SEPNB et l’Union pour la mise en valeur esthétique du Morbihan (Univem) – ont déposé un recours en annulation devant le tribunal administratif de Rennes, pointant la proximité du littoral et un risque environnemental.
Sept mois plus tard, le juge des référés a décidé de suspendre le permis de construire, dans une décision rendue publique le 24 décembre, rapporte Le Télégramme. Le juge a considéré que le projet allait s’implanter dans une «zone d’urbanisation diffuse», en porte-à-faux avec la loi Littoral, précise le journal. La justice doit maintenant se prononcer sur le fond.



