Malgré les nombreuses précautions prises par la station héraultaise pour protéger les curistes, la fréquentation de ses thermes est encore loin de retrouver un niveau satisfaisant. Une situation qui finit par peser sur les finances de la ville.
Depuis le 22 juin, premier jour de réouverture, les curistes évoluent dans un environnement strictement balisé. Des circuits et sens de circulation ont été matérialisés, les espaces de bassins collectifs sont traités pour éviter la propagation des virus, les cabines et les équipements sont désinfectés entre chaque passage, les espaces communs sont nettoyés toutes les heures et les contacts physiques ne sont pas autorisés…
De plus, quatorze jours avant la cure, chaque curiste est invité à remplir un formulaire d’auto-évaluation santé, «un pré-requis du référentiel thermal proposé par le CNETh, la DGS et la CNAM», précisait cet été la station. Et pour limiter la présence et l’attente du curiste, à son arrivée, le médecin thermal a la possibilité de prescrire depuis son cabinet les soins nécessaires au patient.
Mais ces mesures exceptionnelles n’ont visiblement pas rassuré les curistes, la plupart d’entre eux étant âgés et particulièrement vulnérables. «A ce jour, les thermes accueillent 3 000 curistes par jour au lieu des 4 500 habituels», rapporte France 3 Occitanie. Et ce recul de la fréquentation, sur une échelle annuelle, finit par peser sur les finances de la station, dont les thermes sont au cœur de la vie économique, générant plus de 3 000 emplois directs et induits. En temps normal, le village accueille 53 000 curistes par an pour des soins en rhumatologie et phlébologie.
Car le centre thermal est exploité par une société publique locale détenue à 85% par la commune, 14% par Sète Agglomération et 1% par le département. «Les caisses de la ville enregistrent un déficit de 6,5 millions d’euros. L’état va compenser à hauteur de 2,5 millions d’euros. Il faut donc trouver 4 millions d’économies», souligne France 3.



