Pour aider les entreprises dont l’activité est contrariée par le conflit entre l’Ukraine et la Russie, le gouvernement annonce un renforcement du prêt garanti par l’État (PGE).
Ce dispositif, baptisé «PGE Résilience» par le gouvernement, a obtenu le feu vert de la Commission européenne. Il couvre jusqu’à 15% du chiffre d’affaires moyen des trois derniers exercices. Il pourra être octroyé jusqu’à la fin juin 2022, mais se veut beaucoup plus «ciblé» que le PGE classique, qui permet d’emprunter jusqu’à 25% du chiffre d’affaires 2019.
Les deux prêts se complètent. Ainsi, à partir du 8 avril, les entreprises peuvent emprunter, via le PGE lancé pendant la crise sanitaire et le «PGE Résilience», jusqu’à 40% de leur chiffre d’affaires. Il n’y a pas non plus de critère d’éligibilité fondée sur la forme juridique de l’entreprise, sa taille ou son secteur d’activité.
En revanche, les entreprises «devront certifier auprès de leur banque, sur une base déclarative, que leur trésorerie est pénalisée, de manière directe ou indirecte, par les conséquences économiques du conflit en Ukraine», précise Bercy dans un communiqué. Par ailleurs, ses bénéficiaires pourront choisir les règles de remboursement et d’amortissement de leur prêt, selon les mêmes modalités que pour le prêt classique.
«Les principaux réseaux bancaires ont confirmé leur engagement de proposer ce nouveau PGE à prix coûtant sur la durée totale du prêt», assure le ministère de l’Economie.



