Alors que le texte actuel aura des conséquences directes sur la majoration de durée d’assurance pour les femmes ayant eu un enfant, le ministre du Travail, Olivier Dussopt, n’écarte pas la possibilité d’une surcote.
«Le gouvernement n’aura pas l’aval du Sénat sans mesures fortes pour les mères de famille», a mis en garde samedi le sénateur LR Bruno Retailleau, dans Le Parisien, alors que le report de l’âge de départ à 64 ans en retraite réduira l’avantage qu’apporte l’acquisition jusqu’à huit trimestres supplémentaires au titre de la maternité.
Les Républicains souhaitent aussi proposer deux options aux femmes : «soit une surcote de 5% pour les mères de famille qui auraient atteint à la fois une carrière complète et l’âge légal, soit un départ anticipé à 63 ans», a expliqué le patron du groupe Les Républicains au Sénat.
Message reçu ? «Nous sommes d’accord et ouverts», a répondu dimanche Olivier Dussopt, le ministre du Travail, sur BFMTV, ajoutant qu’«avoir des âges de départ différenciés entre les femmes et les hommes, ce n’est pas très juste».
Surcote si la limite d’âge n’est pas atteinte
«Le chantier que nous avons à améliorer et à poursuivre concerne la situation des femmes qui, ayant eu des enfants, arrivent à l’âge de la retraite (…) avec des trimestres validés au titre de la maternité» qui souffriront d’un «effet de neutralisation» et seront «perdus» du fait du relèvement de l’âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans, a convenu le ministre.
Une piste a été avancée : «se dire qu’à partir d’un certain âge, si vous n’avez pas atteint l’âge d’ouverture des droits (…) mais que votre carrière est déjà complète, les trimestres que vous continuez à faire donnent lieu à une surcote», a indiqué Olivier Dussopt, sans en préciser le taux.



