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Reprise de l’activité : les indépendants plaident pour du sur-mesure

Matine Berenguel

Si l’activité par rapport à l’avant-crise redémarre chez les auto-entrepreneurs et les travailleurs indépendants, la reprise s’avère très inégale en fonction des situations. Leurs représentants estiment que la distribution des aides selon les secteurs n’est pas pertinente.

Les micro-entreprises déjà actives en 2019 «sont 83,2% à avoir repris leur activité à l’été 2021, et près de 65% ont retrouvé plus de 50% de leur niveau d’activité d’avant-crise du Covid», selon une enquête de l’Union des auto-entrepreneurs (UAE), réalisée auprès de 3 359 personnes dont l’auto-entreprenariat est l’activité principale. Un quart d’entre eux continuent toutefois de perdre 70% ou plus de leur chiffre d’affaires.

Face à ces situations disparates, «il faut arrêter de saupoudrer des aides» et parvenir «à faire une vraie analyse sectorielle» et géographique «pour orienter davantage et mieux les aides et les accompagnements», estime le président de l’UAE, François Hurel, interrogé jeudi par l’Agence France-Presse.

Il demande aussi «un PGE pour les indépendants», qui n’ont souvent pas accès aux prêts bancaires, un effort sur la formation, ainsi qu’une réforme du droit aux allocations chômage pour les travailleurs indépendants, actuellement très limité et restreint.

Une dégressivité « trop brutale »

De son côté, le syndicat Indépendants.Co, qui regroupe des auto-entrepreneurs et des indépendants ayant créé une entreprise individuelle classique, juge que l’arrêt des aides pour les entreprises ne relevant pas des secteurs les plus touchés par la crise sanitaire «était prématuré» et «la dégressivité trop brutale» pour celles touchant encore des aides.

Selon le syndicat, la plupart du temps, «la reprise est progressive et la trésorerie est vide, les indépendants ayant déjà puisé dans leur épargne depuis le début de la crise». «Parmi les gens qui sont en difficulté, il y en a 53% qui ne touchent plus aucune aide», et, pour ceux qui en perçoivent, «un tiers touche moins de 300 euros par mois», a déclaré jeudi à l’AFP Hind Elidrissi, porte-parole du syndicat.

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