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Qualité de l’air : quelles sont les bonnes pratiques dans un espace de travail ?

Qualité de l'air : Quelles sont les obligations en entreprise

La crise sanitaire a mis en avant la nécessité de surveiller la qualité de l’air qui circule dans des espaces clos, notamment au travail. Pour aider les entreprises, l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) revient sur la mesure du CO2. Pas si simple !

«La réalité en entreprise et dans les établissements recevant du public nous montre que les débits d’air neuf ne sont pas toujours connus», souligne Romain Guichard, responsable de laboratoire au sein du département «Ingénierie des procédés» à l’INRS, cité dans un communiqué. Selon ce spécialiste, tout passe par la mesure du taux de CO2, à partir duquel il sera possible d’établir des règles d’occupation de l’espace.

Et cet indicateur dépend, bien sûr, du temps passé dans un espace et du nombre de personnes qui s’y trouvent, car, en respirant, les occupants d’un local produisent du CO2 «qui se disperse dans la pièce et dont la concentration augmente progressivement», rappelle l’INRS. Mais comment, dans ces conditions, s’assurer que l’apport d’air neuf est suffisant ?

D’abord, ce qu’il ne faut pas faire : «installer un capteur dans une pièce et surveiller en permanence que la concentration maximale de CO2 ne soit pas dépassée n’est pas une approche satisfaisante», met en garde l’INRS, qui recommande plutôt de mesurer, dans un premier temps, le CO2 «en conditions réelles, sur une durée limitée et avec des personnes témoins».

Comment calculer la concentration de CO2

«Pour cette mesure, il est essentiel de choisir un détecteur à capteurs infrarouges (NDIR2), les autres types de capteurs – électrochimiques ou à semi-conducteurs – ne mesurant pas le CO2 sélectivement», conseille Romain Guichard. Pour aider les entreprises, l’INRS propose un outil de calcul, qui permet d’estimer les débits d’air neuf et de simuler l’évolution de la concentration en CO2 «en fonction du nombre d’occupants, de leur activité et du volume du local».

L’objectif est de savoir quand la limite recommandée sera atteinte. «Le dispositif est applicable dans tous les espaces de travail où la pollution de l’air est uniquement due à la présence humaine», précise l’INRS. Une fois ces dispositions prises, des mesures de prévention peuvent alors être mises en place : limitation du nombre de personnes en fonction du volume des locaux, durée d’occupation, consignes d’aération, etc.

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