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Plus d’un travailleur indépendant sur dix vit sous le seuil de pauvreté

DES ENTREPRENEURS EN DESSOUS DU SEUIL DE PAUVRETE

Les travailleurs indépendants, qui englobe plus de trois millions de personnes en France métropolitaine, seraient particulièrement représentés parmi les catégories les plus précaires, selon l’Insee.

Exploitants agricoles, électriciens, restaurateurs, coiffeurs, esthéticiennes, pharmaciens… Derrière une grande diversité de profil, les indépendants ont un point commun : l’absence de contrat de travail et de lien de subordination permanent avec un autre individu. Selon une étude de l’Insee, 40% d’entre eux ont des revenus d’activités déclarés à l’administration fiscale inférieurs au Smic annuel.

Pour 27%, ce chiffre est même inférieur à la moitié du Smic. Enfin, 18 % des indépendants ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté monétaire, c’est-à-dire moins de 60% du niveau de vie médian. Parmi les autres catégories socioprofessionnelles mal loties, on trouve les agriculteurs (25,6% sous le seuil de pauvreté) et les artisans (23,6%).

À l’inverse, des groupes comme les chefs d’entreprise de 10 salariés ou plus ou les professions intermédiaires de la santé et du travail social semblent presque totalement épargnés par ces situations fragiles (respectivement 5,6% et 4,2% sous le seuil de pauvreté). Mais des différences existent aussi en fonction des situations familiales.

Familles monoparentales plus vulnérables

Ainsi, les familles monoparentales sont plus susceptibles de se trouver en situation de précarité que les couples. Si ce constat s’applique aussi aux salariés, le fossé y est moins marqué, note l’Insee. Parmi les indépendants, 12% des couples sans enfants vivent sous le seuil de pauvreté, contre 34% des familles monoparentales, tandis que, pour les salariés, ces proportions tombent respectivement à 3% et 15%.

Dans ce cadre, les prestations sociales représentent une part importante des revenus des indépendants. Plus de la moitié d’entre eux touche au moins une des cinq principales prestations sociales, à savoir le revenu de solidarité active (RSA), la prime d’activité (PA), l’allocation adulte handicapé (AAH), les allocations logement (AL) ou les prestations familiales (PF).

Enfin, s’ils sont surreprésentés chez les plus modestes, les indépendants le sont aussi parmi les plus aisés : 25% appartiennent aux 10% de la population la plus riche, contre seulement 12% des salariés.

Avec l’AFP.

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