Alors que le plan de relance économique de 100 milliards d’euros devrait être présenté début septembre, les auto-entrepreneurs veulent se faire entendre : l’UAE a dévoilé vendredi un ensemble de mesures censées soutenir les travailleurs indépendants mis en difficulté par la crise.
Les travailleurs indépendants ont encore besoin d’être «protégés» pour éviter «l’effondrement» de leur nombre du fait de la crise, souligne dans un communiqué l’Union des auto-entrepreneurs (UAE), qui estime que le travail indépendant peut être «une chance de rebond social».
Elle demande la prolongation du fonds de solidarité de façon dégressive, afin de compenser l’impossibilité pour beaucoup de reprendre une activité pleine et entière. Ce dispositif instauré par le gouvernement au moment du confinement est une aide forfaitaire d’au moins 1 500 euros par mois versée aux petites entreprises et aux indépendants à certaines conditions de perte d’activité.
Plus globalement, l’organisation dirigée par François Hurel, un des créateurs du statut d’auto-entrepreneur en 2009, réclame une réforme de l’aide à la création d’entreprises (Acre), pour aider les demandeurs d’emplois actuels ou à venir, ainsi que les jeunes, à créer leur propre activité. Elle propose aussi d’assouplir l’accès à l’assurance chômage en cas d’échec de l’activité.
Selon l’UAE, la crise peut être l’occasion de corriger «certaines lacunes» de ce statut, en particulier «dans son environnement juridique et social». Elle évoque notamment une évolution du droit du travail pour les travailleurs des plateformes «sans remettre en cause le principe de leur indépendance».
Avec l’AFP.



