Le gouvernement a publié mardi un décret modifiant le calcul de l’indice des loyers commerciaux (ILC), sur la base duquel les baux sont révisés tous les ans.
Le calcul de l’ILC s’appuyait jusque-là sur trois sous-indices : l’indice des prix à la consommation hors loyers (pour 50%), l’indice des coûts de la construction (pour 25%) et l’indice du chiffre d’affaire dans le commerce de détail (pour 25%). Mais selon les travaux de l’Insee, la composante chiffre d’affaires du commerce de détail, qui intégrait aussi celui des ventes en lignes, «générait de la volatilité et favorisait nettement les hausses de l’indice, et donc les augmentations de loyers», explique Bercy dans un communiqué.
Avec la nouvelle pondération, seuls entreront en compte l’indice des prix à la consommation (pour 75 %) et celui des coûts de la construction pour les 25 % restants. Ce nouveau mode de calcul, en vigueur dès ce mercredi, devrait diviser par deux la revalorisation des loyers indexés sur l’ILC de mars 2022, estime le ministère de l’Economie. Selon Le Figaro, cette mesure portera la revalorisation des loyers autour de 2,5% sur un an, alors qu’une hausse d’environ 4,8% était anticipée.



