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Lettre ouverte aux candidats : le commerce réclame des mesures d’urgence

Lettre ouverte aux candidats de la présidentielle

Dans une lettre ouverte adressée aux candidats de l’élection présidentielle, une quarantaine de fédérations professionnelles du commerce demande des mesures pour faire face à la hausse des coûts de l’énergie.

«Nous demandons que des mesures complémentaires soient prises pour contenir l’ensemble des charges et frais supportés par nos entreprises. Il est nécessaire d’agir plus spécifiquement sur le coût de l’énergie et sur celui du transport maritime», réclament le Conseil du commerce de France (CDCF) et la Confédération des commerçants de France (CDF), qui regroupent à eux deux une quarantaine de fédérations professionnelles, dont la Fédération française de la parfumerie sélective (FFPS).

Sans mesures complémentaires, les entreprises estiment qu’elles «ne seront plus en mesure d’amortir les hausses à venir et n’auront d’autre choix que de les répercuter sur le prix de vente au consommateur final». Pour éviter cette situation, les deux organisations proposent d’étendre le bouclier tarifaire bloquant les prix du gaz et de l’électricité pour les particuliers aux professionnels ne pouvant bénéficier de l’aide d’urgence énergétique.

Le coût du transport maritime

Autre sujet brûlant : le coût du transport maritime. Pour les organisation professionnelles, c’est «un point de blocage qui devrait être mis à l’ordre du jour de la présidence européenne». «Nos entreprises ne peuvent plus faire face à cette flambée des prix alors que les compagnies maritimes annoncent des profits records, captent la valeur ajoutée et obligent en conséquence les acteurs économiques à répercuter la hausse à leurs clients», jugent estiment le CDCF et la CDF.

Les représentants des commerçants citent l’exemple des États-Unis qui «ont placé sous surveillance ce secteur extrêmement concentré qui bénéficie injustement d’exceptions au droit de la concurrence». Sur ce sujet, les deux organisations ne s’adressent plus aux candidats de l’élection présidentielle, mais «à la présidence française de l’Union européenne», estimant qu’il est «urgent (qu’elle) se saisisse du dossier et inscrive cette question à l’agenda».

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